Ca devrait être une leçon de choses pour les signataires de l’accord Olivennes qui ont marqué noir sur blanc il y a un an leur volonté de mettre en place la riposte graduée avant toute démarche d’amélioration de l’offre légale. Sans que ça ne puisse étonner personne, Deezer a publié ce mardi les résultats d’une étude qui démontre en effet que la meilleure lutte possible contre le piratage reste la proposition d’une offre légale attractive capable de concurrencer les très imparfaits réseaux P2P.

Ainsi selon une étude menée par Deezer et l’agence Isobar auprès de 600 internautes âgés de 15 à 64 ans, 74 % des utilisateurs du site d’écoute de musique en ligne « ont souhaité acheter » des morceaux des artistes mis en avant sur le site. Contacté dans l’après-midi par Numerama pour savoir exactement ce qu’ils entendaient par un « souhait d’acheter », Deezer n’a toutefois pas encore apporté de réponse. L’étude précise cependant que 25 % des utilisateurs de Deezer déclarent acheter plus de musique depuis qu’ils utilisent le site.

Encore une fois, ce chiffre ne devrait pas surprendre puisque contrairement à ce qu’affirment régulièrement les maisons de disques, le P2P a été remarqué dans plusieurs études comme étant davantage un prescripteur d’achats qu’un obstacle à la consommation. Deezer, qui offre sensiblement le même service de façon plus efficace encore pour la découverte musicale, devait logiquement confirmer la tendance. Le chiffre monte même à 46 % d’acheteurs chez les 25-34 ans… ceux-là même qui étaient encore ados ou étudiants sous l’ère Napster.

On se souviendra à propos que lorsqu’une étude de 2003 publiée par l’institut Jupiter avait conclu au besoin des maisons de disques d’accepter le P2P comme un moyen de promotion pour les disques, le président d’Universal Music France Pascal Nègre disait à l’époque de la conclusion de l’étude qu’elle « prouve bien que Jupiter est bien loin de la Terre« . A l’époque, le même Pascal Nègre refusait catégoriquement de débattre de l’idée d’une possible licence globale. Aujourd’hui, il l’envisage ouvertement comme une solution de repli.

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