Réputé pour le sexisme ambiant qui caractérise son entreprise, Uber semble déterminé à se racheter une conduite. La startup annonce un don de 5 millions de dollars, destiné à des organisations œuvrant pour prévenir les violences sexuelles.

Épinglé à de nombreuses reprises pour sa culture d’entreprise sexiste, Uber tente désormais de redorer son blason. Le grand ménage opéré dans ses plus hauts rangs ne s’est pas déroulé sans quelques difficultés : sommé de démissionner de l’entreprise qu’il a cofondée, Travis Kalanick a ainsi cherché à user de son influence en interne pour retrouver son poste. Peine perdue.

Alors que le témoignage de l’ancienne ingénieure Susan Fowler, qui avait lancé l’alerte sur les pratiques douteuses de l’entreprise, s’apprête à être adapté au cinéma, Uber fait un petit pas pour lutter contre le sexisme et améliorer son image. Le pionnier de l’ubérisation vient d’annoncer que 5 millions de dollars seront versés de sa poche à des organisations œuvrant pour la prévention des agressions sexuelles et des violences conjugales.

« Des changements importants »

Uber répartira notamment ces fonds entre les organisations A Call To Men, National Network To End Domestic Violence ou No More. « Nous avons commencé à apporter des changements importants en interne et nous nous engageons à utiliser la visibilité d’Uber pour aider à sensibiliser, éduquer et prévenir les agressions sexuelles et les violences conjugales auprès de millions de personnes dans le monde », fait valoir Uber.

Les chauffeurs sensibilisés

La startup s’engage également à « fournir des informations importantes aux chauffeurs », afin de les sensibiliser à ces problématiques ; les employés seront aussi davantage formés à ces questions. Pour rappel, Uber a licencié plus de vingt employés en juin dernier pour harcèlement au travail, y compris sexuel.

« Nous continuerons à écouter, apprendre, collaborer et construire notre engagement dans la prévention des agressions sexuelles et des violences conjugales. […] Nous choisissons de ne pas rester silencieux, mais de rejoindre d’autres entreprises et organisations pionnières en ce domaine », complète Uber.

La pente s’annonce raide à remonter pour l’entreprise, en dépit de ses nombreuses promesses : il n’est pas certain que ces 5 millions de dollars suffisent à laver la réputation d’Uber, et faire oublier les affaires de sexisme impliquant ses employés.

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