Face aux rumeurs évoquant un retour aux affaires de l'ancien PDG, Travis Kalanick, un membre du conseil d'administration d'Uber et cofondateur de l'entreprise de VTC a mis les choses au clair : non, Travis Kalanick ne redirigera pas Uber.

Poussé à la démission en juin par les actionnaires pour son incapacité à sortir Uber de la grave crise que l’entreprise traverse depuis maintenant plusieurs mois, crise qu’il a en partie alimentée par des propos inappropriés et des décisions malheureuses, Travis Kalanick a cherché cet été à revenir dans le jeu en usant de son influence en interne, dans l’espoir de retrouver le poste qu’il a dû céder bon gré mal gré.

Mais ses tentatives de revenir aux responsabilités dans l’entreprise qu’il a contribué à fonder ne sont pas unanimement appréciées au sein du conseil d’administration. La preuve avec un communiqué que Re/Code a obtenu de Garrett Camp, membre dudit conseil et l’un des deux autres cofondateurs d’Uber. Celui-ci explique en filigrane que le retour de Travis en tant que PDG n’est pas d’actualité ni souhaité.

CC TechCrunch

« La recherche d’un PDG est la première des priorités pour le conseil. Il est temps d’écrire un nouveau chapitre et d’avoir le bon leader pour la prochaine phase de croissance. […] Travis ne revient pas en tant que PDG. Nous nous engageons à embaucher un nouveau directeur de stature mondiale pour diriger Uber », écrit-il. En clair, la mise à l’écart de Travis n’a pas pour finalité de le remettre aux commandes.

Depuis le départ de Travis Kalanick, Uber a mis en place un comité de quatorze personnes pour expédier les affaires courantes et prendre collégialement les décisions les plus importantes pour l’entreprise. Parmi les membres de ce directoire figurent Liane Hornsey, la directrice des ressources humaines d’Uber, ainsi que David Richter, le vice-président qui a repris le poste occupé auparavant par Emil Michael.

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