Uber vient de se séparer de son vice-président Emil Michael, qui avait passé quatre années à seconder Travis Kalanick. Le conseil d'administration de la startup semble mettre à exécution les recommandations de l'enquête interne qui vient d'être réalisée dans l'entreprise.

Après avoir congédié une vingtaine d’employés accusés de harcèlement au travail, Uber se sépare maintenant de l’une de ses figures dirigeantes. La startup pionnière de l’ubérisation vient de révoquer Emil Michael dans ses fonctions de vice-président, après quatre années à seconder Travis Kalanick.

En effet, l’entreprise s’est lancée depuis plusieurs mois dans une enquête en interne, menée par Eric Holder, ancien procureur général des États-Unis. Uber a fait savoir que toutes les recommandations de cette enquête avaient été adoptées à l’unanimité par son conseil d’administration.

Impliqué dans une affaire de sexisme

Le désormais ancien numéro deux de l’entreprise s’est retrouvé impliqué dans l’affaire de sexisme qui a éclaté au grand jour en mars 2017 : en compagnie de Travis Kalanick, plusieurs membres d’Uber avaient passé une soirée dans un bar d’escorte de la capitale sud-coréenne, en 2014, lors de laquelle ils avaient « sélectionné » des jeunes femmes identifiées par des numéros.

Selon les informations du New York Times, Eric Alexander (dirigeant d’Uber en Asie), Thuan Pham (CTO d’Uber), Emil Michael et Travis Kalanick auraient été désignés en interne comme « l’équipe A ». Parmi eux, Eric Alexander et Emil Michael ont déjà été congédiés ; Travis Kalanick semble quant à lui plus que jamais dans une situation incertaine.

Le vice-président fait partie de « L’équipe A » dans l’enquête interne

Emil Michael sera remplacé par David Richter, qui a rejoint Uber au poste de vice-président chargé des initiatives stratégiques en janvier 2014. Son nom n’est associé à aucune des nombreuses affaires impliquant Uber, et il a favorisé les transactions passées entre la startup et American Airlines ainsi que Capital One, note The Next Web.

Afin de transformer radicalement sa culture d’entreprise, Uber coupe à présent des têtes au sommet de sa hiérarchie, mais ne communique toujours pas sur le choix qui sera fait à l’égard de son PDG Travis Kalanick.

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