Après avoir quitté par la petite porte Facebook et Oculus, la société de réalité virtuelle qu'il avait créé, Palmer Luckey ne s'avoue pas vaincu. Le jeune homme devenu paria injecte des billes chez le concurrent Vive alors que HTC est en pleine transition. Il y aurait gagné sa première intervention publique après des mois de silence imposé.

Nous avions quitté Palmer Luckey en juin, alors qu’il pataugeait dans son fiel : le New York Times découvrait qu’il travaillait sur une startup de surveillance technologique pour créer « un mur virtuel sur les frontières  ».

Le jeune homme semble être passé à un autre projet : de retour dans la réalité virtuelle, il voudrait acheter Vive, filiale de HTC.

Le fondateur d’Oculus a, pour rappel, quitté Facebook par la petite porte pour de multiples raisons : ses propos politiques, son soutien à Donald Trump (ainsi que ses mensonges sur ce soutien), une implication jamais cachée dans le gamer gate ainsi qu’un procès perdu pour vol de technologie.

Retour en réalité virtuelle

Devenu paria, le garçon cherche depuis un moyen de revenir sur le devant de la scène. Il voudrait, selon ses propres propos sur Reddit, profiter du démantèlement de la firme taïwanaise HTC pour récupérer la filiale Vive, dédiée à la réalité virtuelle. HTC chercherait à vendre en pièces détachées ses différents business :  Alphabet se charge de récupérer la plus importante division, quand Vive pourrait devenir indépendante.

Une indépendance qui séduit Palmer Luckey, déjà prêt à investir dans cette firme concurrente de son Oculus. Comme pour prévenir de l’avancée des discussions à ce propos, le jeune homme a tweeté cette nuit qu’il prendrait la parole à la conférence de Vive lors du salon Tokyo Game Show.

Espérons pour ce jeune réactionnaire qu’il n’a pas seulement investi dans Vive pour avoir l’occasion de prendre la parole en public. Toutefois, les joueurs et amateurs de la marque de casques peuvent déjà s’inquiéter de voir ce dirigeant toxique s’offrir la firme.

En dehors de ses propos sur les pauvres, les Afro-américains, les femmes (etc.), Luckey s’est toujours distingué par une très mauvaise gestion de son image publique.

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