Le service de taxi et de covoiturage étend ses efforts de cartographie à l'Asie, avec une campagne qui démarre à Singapour.

Uber cherche à prendre ses distances avec Google. Depuis le 13 février, le service de taxi et de covoiturage fait circuler sur les routes singapouriennes des voitures dotées de tout un arsenal topographique. Le but ? Effectuer la cartographie du réseau routier de la cité-État pour ne plus avoir à dépendre des services que commercialise la firme de Mountain View avec Google Maps.

En réalité, ce n’est pas la première fois que ce type d’opération est mené par Uber. Des campagnes similaires ont d’ores et déjà eu lieu un peu partout dans le monde, de l’Afrique du Sud à l’Australie, en passant par l’Amérique du Nord, le Royaume-Uni et le Mexique. Le déploiement d’une flotte de voitures spéciales à Singapour constitue une première pour la zone du Sud-Est asiatique.

« Les cartes existantes constituent un bon point de départ mais elles comportent des informations hors de propos pour Uber, comme la topographie océanique » souligne la société pour justifier sa politique d’indépendance. Par contre, « il y a d’autre choses que nous avons besoin de mieux connaître, comme la situation du trafic et les lieux de prise en charge et de dépôt », ajoute la société.

« Pour y parvenir, nous avons équipé certains véhicules utilisés par nos conducteurs partenaires nos appareils de cartographie. Cela nous permet de collecter les données les plus importantes – dans les endroits concernés par les trajets Uber — sans avoir besoin de mettre davantage de voitures sur les routes », poursuit Uber. L’entreprise n’a pas précisé quels seront les prochains pays sur la liste.

Des efforts à la pelle

Depuis pratiquement deux ans, Uber travaille d’arrache-pied pour mettre en place son propre outil de cartographie. Il suffit pour s’en convaincre de pointer tout ce qu’a fait la firme au cours de cette période : elle a recruté l’ancien directeur de Google Maps et Earth, embauché une centaine d’ingénieurs venant de Microsoft et essayé sans succès d’acquérir Here Maps pour 3 milliards de dollars.

Elle a aussi mobilisé 500 millions de dollars pour concrétiser le rêve d’un « Uber Maps », a conclu un partenariat avec DigitalGlobe, une firme dédiée à l’imagerie par satellite, pour fournir une meilleure géolocalisation à ses clients, et acheté la société deCarta, qui fournit des cartographies numériques, y compris pour des systèmes embarqués dans les autos.

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