Uber a proposé 3 milliards de dollars à Nokia pour mettre la main sur son service de cartographie, Here Maps. C'est nettement plus que sa valeur actuelle, évaluée à 2 milliards de dollars. Cependant, l'entreprise nordique devrait faire monter les enchères, car d'autres grandes entreprises sont intéressées par l'outil.

Trois milliards de dollars. C'est la somme qui a été mise sur la table par Uber pour mettre la main sur le service de cartographie en ligne de Nokia – Here Maps –, d'après les sources du New York Times. C'est un milliard de plus que sa valeur actuelle, estimée par Forbes. Mais la société de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) n'est pas la seule en lice : d'autres compétiteurs sont dans les starting-blocks.

Aujourd'hui, le cœur de l'activité d'Uber est le transport de personnes (taxi et covoiturage). Néanmoins, la société américaine songe à développer d'autres services, comme la livraison ou l'aide au déménagement, et réfléchit déjà à se passer des chauffeurs, en recrutant du personnel pour développer des voitures autonomes.

Dès lors, Uber a tout intérêt à disposer de son propre outil de cartographie afin de ne pas dépendre d'une technologie appartenant à un tiers, surtout si celui-ci est susceptible de rentrer tôt ou tard en concurrence. Dans le cas de Google, la firme de Mountain View investit dans les voitures autonomes, teste la livraison par drones et a lancé un service de livraison à domicile aux USA.

Or, il s'avère que Nokia envisage de se délester de Here Maps. Le conseil d'administration du groupe nordique juge en effet que c'est le moment pour songer à vendre ce service, puisque ses activités seront désormais essentiellement tournées vers les télécommunications et les infrastructures de réseau, du fait de l'acquisition du groupe français Alcatel-Lucent.

L'intérêt de Uber pour Here Maps a été évoqué dès la mi-avril. La somme avancée par la société de VTC risque toutefois de ne pas être suffisante. Des entreprises high-tech comme Apple, Facebook, Amazon et Alibaba seraient aussi intéressées, ainsi que des industriels allemands (BMW, Audi, Daimler) et même une firme de capital-investissement américaine, Hellman & Friedman.

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