Alibaba a annoncé un partenariat avec différentes grandes marques dont Samsung et Louis Vuitton pour lutter contre la contrefaçon sur sa plateforme, un phénomène qui inquiète ses clients.

Après avoir porté plainte pour la première fois contre des faussaires au début du mois, le géant du commerce chinois Alibaba a annoncé son partenariat avec plusieurs marques connues, dont Samsung, Louis Vuitton et Mars, pour lutter contre la contrefaçon sur sa plateforme. Cet accord a été nommé « The Alibaba Big Data Anti-Counterfeiting Alliance » et comprend 20 membres pour le moment.

L’initiative vise à utiliser les ressources des entreprises et les connaissances techniques de l’entreprise chinoise pour mettre fin à la vente de contrefaçons. Jessie Zheng, le responsable de la gestion de plateforme d’Alibaba, précise ainsi : « Aujourd’hui, les armes les plus efficaces contre la contrefaçon sont les données et les analyses, et le seul moyen de gagner cette guerre c’est de nous unir.  »

Les algorithmes d’Alibaba analysent 10 millions de fiches produits au quotidien

Alibaba avait déjà montré les résultats de son système, basé sur des intelligences artificielles (IA) et des algorithmes, qui avait supprimé 417 comptes frauduleux, en faisant arrêter 332 personnes et en saisissant 207, 2 millions de dollars de marchandises contrefaites.

L’entreprise souligne que son système analyse 10 millions de fiches produits par jour. En août dernier, Alibaba a déclaré avoir supprimé 380 millions d’annonces, éradiqué 675 opérations de contrefaçon et fermé 180 000 boutiques en ligne au bout d’un an d’activité, peu après avoir affirmé sa volonté de lutter contre ce marché frauduleux.

Scott Thompson, conseiller général du secteur Marketing de Mars, l’affirme : « Nous sommes excités de continuer à travailler avec Alibaba et les autres pour arrêter la prolifération des contrefaçons et créer un environnement où les faussaires ne peuvent plus se cacher.  » Un problème qui a également poussé eBay et Amazon à sévir.

Contrefaçons de bracelets d’Apple Watch

La contrefaçon touche cependant bien plus fortement le géant chinois, qui a réintégré le mois dernier la liste noire américaine des sites de vente en ligne au contenu contrefait.

Avec cette nouvelle stratégie, Alibaba semble vouloir s’engager de la manière forte pour offrir à ses clients un service de qualité et pouvoir, à terme, s’étendre dans d’autres marchés conséquents, comme les États-Unis. En effet, le président de l’entreprise, Jack Ma, avait récemment promis à Donald Trump d’engendrer 1 million d’emplois aux États-Unis grâce à ses futures opérations commerciales.

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