Fisker distille les informations de ses futurs modèles au compte-goutte, mais dans sa dernière communication, plusieurs annonces sur la Fisker PEAR ont retenu notre attention. À commencer par son prix, en dessous des 30 000 $.

Avec ce second modèle, Fisker vise une clientèle avec des budgets plus serrés, alors que la marque semble cibler le haut de gamme avec son 3e projet, le Fisker Ronin. Cela ne s’annonce pas comme un véhicule réellement entrée de gamme, attendu en Europe, mais c’est toujours mieux qu’un nouveau gros SUV électrique haut de gamme de plus.

En annonçant un budget inférieur à 30 000 $ pour les États-Unis, Henrik Fisker sait très bien qu’il va capter l’attention. Il faut dire que son nouveau projet a de quoi intriguer.

Que savons-nous sur la Fisker PEAR ?

Si PEAR signifie poire en français, ce projet n’a rien à voir avec le fruit. PEAR dans l’esprit de Fisker correspond à « Personal Electric Automotive Revolution » – soit révolution de l’automobile électrique personnelle en français – un titre un peu pompeux pour une voiture électrique.

Sauf que derrière ce projet, Fisker semble y voir plus qu’une simple voiture électrique de plus. Associé avec Foxconn sur ce modèle et sa production, Fisker a des ambitions assez innovantes concernant la conception de la PEAR. Pour la présenter, Henrik Fisker se montre grandiloquent, en assénant que « PEAR sera un véhicule électrique révolutionnaire qui n’entrera dans aucun segment existant. »

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Teaser de la Fisker PEAR // Source : Fisker

Selon l’illustration partagée par la marque hier, la Fisker Pear ressemble pourtant fortement à une berline à hayon compact (hatchback). Même si l’on ne distingue pas tous les détails, il y a plusieurs éléments qui interpellent sur ce teaser. La première chose, c’est surtout ce pare-brise très arrondi façon cockpit de petits avions. Ce que l’on appelle le montant A, qui fait la jonction entre le pare-brise et les portières avant, est particulièrement courbé et reculé.

Ce concept a des ailes très proéminentes à l’avant comme à l’arrière, de grandes jantes et un capot haut. De ce que l’on en voit, il s’inscrit parfaitement dans la tendance du moment, mais dans un format qui semble assez compact.

On remarquera sur cette illustration que les rétroviseurs sont remplacés par des caméras. On aperçoit aussi en bas de la calandre ce qui pourrait s’apparenter à un Lidar. Doit-on comprendre que ce modèle sera très bien doté en  matière de conduite autonome ? C’est possible, et cela expliquerait pourquoi Foxconn s’est embarqué sur ce projet.

Il y a un dernier élément visible sur ce teaser qui pique notre curiosité. On y voit les mots « mobility » (mobilité), « Dienstleistungen » (services en allemand) et un dernier mot dans une langue semblant être du coréen. Fisker s’amuse-t-il à laisser des messages cachés dans son teaser ?  

Une nouvelle usine pour atteindre une production de 250 000 véhicules/an

Foxconn vient de finaliser l’acquisition dans l’Ohio d’une grande usine de fabrication de véhicules, qui est déjà opérationnelle. La Fisker PEAR sera donc assemblée aux États-Unis, alors que le SUV Fisker Ocean entrera en production à l’automne en Europe (Autriche).

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Fisker Ocean // Source : Fisker

Fisker a conçu sa PEAR de manière à réduire les pièces pour une fabrication rapide et simplifiée dans cette nouvelle usine d’assemblage. La marque estime pouvoir produire jusqu’à 250 000 véhicules par an, après une montée en puissance de la production. C’est relativement audacieux. Il faut déjà les vendre ces 250 000 véhicules, on ne sait pas encore si le public sera au rendez-vous.

Fisker annonce que deux autres modèles devraient partager la même plateforme que la PEAR, ce qui devrait aider à remplir les chaînes de production d’ici quelques années.

La production de la Fisker PEAR devrait débuter en 2024. La marque annonce dès à présent qu’elle vise un tarif à partir de 29 900 $ pour les USA. Si le véhicule arrive en Europe, cela signifierait qu’il pourrait se vendre à partir de 35 000 € (une fois les taxes ajoutées). Cela reste une donnée bien théorique à deux ans de la mise en production, et l’on craint un peu les effets d’annonce à la Elon Musk qui finissent par être revus à la hausse.