Tesla a mis à disposition de ses clients, via une bêta, un indice de sécurité. Ce dernier évalue le comportement routier du conducteur ou de la conductrice, en fonction de plusieurs critères.

Êtes-vous un bon conducteur ? L’appréciation qu’on a de notre conduite est souvent très (trop ?) personnelle. Mais des données peuvent déterminer avec plus de précision ce qu’elle vaut vraiment. C’est précisément ce que cherche à faire Tesla avec son nouveau Safety Score, présenté dans une FAQ sur le site officiel. Cet indice est constitué d’une note sur 100 à chaque trajet et d’une moyenne établie sur les 30 derniers jours. Plus elle est élevée, plus vous vous rangez dans la catégorie des conducteurs prudents. 

Le Safety Score s’appuie sur les capteurs de la voiture et sur une formule mathématique — susceptible d’évoluer avec le temps. Il est calculé à partir de cinq critères clés : les alertes de collisions frontales, les freinages brutaux, les virages agressifs, le non-respect des distances de sécurité et la désactivation de l’Autopilot. « Le Safety Score entend fournir de la transparence et un retour sur le comportement routier des conducteurs […]. La plupart d’entre eux devraient avoir un Safety Score de 80 ou plus », peut-on lire.

Tesla Model Y // Source : Louise Audry pour Numerama

Les cinq critères mesurés par le Safety Score

Alertes de collisions frontales

Tesla mesure le nombre d’alertes de risque de collisions frontales. « Les données sont collectées selon le réglage ‘Moyen’ de la sensibilité du système d’alerte, qu’importent les préférences de l’utilisateur », précise Tesla. Notez que les alertes rencontrées quand l’Autopilot est actif ne sont pas prises en compte. 

Freinages brutaux

Ici, Tesla mesure la force de freinage. Le constructeur considère comme brutal tout ralentissement impliquant une force supérieure à 0,3 g, soit une perte de vitesse égale ou supérieure à 11 km/h en une seconde. La voiture mesure chaque freinage dans le but d’obtenir un pourcentage.

Virages agressifs

Là encore, un pourcentage est calculé afin de déterminer la part des virages jugés trop agressifs aux yeux de Tesla, c’est-à-dire ceux pendant lesquels on peut ressentir une force latérale supérieure à 0,4 g (équivalente à une augmentation de 14 km/h en une seconde). Sur la gauche, comme sur la droite.

Non-respect des distances de sécurité

La voiture calcule le temps (en secondes) dont le conducteur dispose pour réagir et s’arrêter si le véhicule situé devant venait à s’arrêter brusquement. Pour cela, les capteurs enregistrent votre vitesse, celle du véhicule en face et la distance qui vous sépare. Cet indicateur n’est calculé qu’à une vitesse supérieure à 80 km/h.

Désactivation de l’Autopilot

L’Autopilot se désactive quand le conducteur reçoit trois alertes audio et visuelles après avoir retiré ses mains du volant. Cet indicateur est un chiffre : 0 ou 1, 1 correspondant à une désactivation. 

Le Safety Score de Tesla // Source : Tesla

À quoi peut bien servir le Safety Score de Tesla ?

Avec son Safety Score, Tesla cherche à sensibiliser et responsabiliser les propriétaires. La description de cet indice donne d’ailleurs plusieurs conseils basiques pour adapter un meilleur comportement : maintenir une distance de sécurité suffisante, anticiper au maximum les freinages, réduire sa vitesse à l’approche d’un virage (puis accélérer de manière graduelle à la sortie) et utiliser l’Autopilot en restant attentif.

Selon les informations d’Electrek publiées le 26 septembre, le Safety Score s’apparente à une sorte de pass pour avoir un accès à la bêta de la Capacité de conduite entièrement autonome (qui nécessite aussi une option payante). On imagine que le score de 80 sur 100 est le minimum pour y prétendre. Il semble que plusieurs propriétaires fassent tout leur possible pour améliorer leur score, quitte à adapter un comportement un peu suspect sur la route… «  J’ai passé la soirée à rouler à 90 km/h sur l’autoroute pour tenter d’améliorer mon score, ce qui a bien évidemment embêté tout le monde sauf l’autre propriétaire d’une Tesla. Peut-être qu’il cherchait à faire la même chose…  », témoigne Seth Weintraub, journaliste d’Electrek.

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