Les cyclistes et utilisateurs de scooters sont-ils concernés par l'obligation du masque en extérieur dans certaines villes ? Après avoir affirmé que le port du masque était obligatoire, puis s'être rétracté, la préfecture de police a de nouveau rendu le port du masque obligatoire... avant de se rétracter une nouvelle fois.

Mise à jour du 28 août  : nouveau jour, nouvelle consigne. Après une protestation de la Mairie de Paris qui a estimé que le port du masque à vélo serait contre-productif à l’incitation de l’usage du vélo, la préfecture a communiqué une nouvelle consigne : le port du masque n’est plus obligatoire pour les cyclistes et les personnes pratiquant une activité physique.

Un nouveau communiqué a été transmis aux rédactions, précisant ces exceptions et ajustements. Il concerne, lui aussi, les départements de Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne.

Mise à jour du 27 août  : à compter du 28 août à 8h, la préfecture de Paris a annoncé l’obligation du port du masque pour les piétons, mais également pour les cyclistes, utilisateurs de trottinettes, scooters et moto. Pour les premières catégories, sont concernés les trottinettes et vélos à moteur ou non. En bref, toute forme de déplacement où le conducteur a la tête à l’air libre est concernée : seuls les automobilistes et conducteurs de camions sont épargnés.

Cette mesure vaut pour Paris, mais aussi toutes les villes du 92, 93 et 94.

Pour tout savoir sur le port du masque en ville, vous trouverez toutes les informations dans cet article.

Mise à jour du 10 août  : la préfecture de police de Paris a communiqué sur l’obligation du port du masque, qui n’était pas claire. Après avoir confirmé à Numerama le 10 août 2020 que les cyclistes étaient concernés par l’obligation, elle est revenue sur cette affirmation le 12 août, car cette mesure ne faisait pas consensus. Les cyclistes et les automobilistes, même fenêtre ouverte, ne sont pas concernés par l’obligation, comme le rappelle la mairie de Paris sur son site.

Le vélo a enfin le vent en poupe en France. À la sortie du confinement, de nombreuses villes ont accéléré leurs plans pour intégrer le vélo à l’aménagement urbain, réduisant la place des voitures individuelles. L’effet a été immédiat dans les villes qui ont fait le plus d’efforts : un pic dans les usages a été constaté et la plupart des marchands sont en rupture de stock et enchaînent les commandes. Un constat qui vaut tout aussi bien pour les vélos accessibles de Décathlon que pour les cycles électriques haut de gamme.

C’est notamment en raison des cas asymptomatiques qu’il faut que toute la population porte un masque. // Source : Pexels

Le masque n’est pas obligatoire pour les cyclistes

Mais comment se situe le vélo par rapport aux mesures liées au port du masque en extérieur ? Interdit sur les trottoirs, le vélo peut rouler sur la route, les pistes cyclables et des accès ou places autorisés — À Paris, on pense aux berges de Seine ou à la place de la République. Mais le cycliste, contrairement à l’automobiliste, est à l’air libre. Interrogée à ce sujet par Numerama, la préfecture de police a été claire dans un premier temps : « Dès lors que le cycliste se trouve sur une zone avec port du masque obligatoire, ce dernier doit effectivement le porter  », nous écrit-elle par mail. Mais, « après avis des autorités médicales régionales  », elle est revenue sur cette décision et a affirmé le contraire : seuls les piétons sont concernés.

C’est, visiblement, ce qui restera tant que cette mesure sera en place : cyclistes et automobilistes ne sont pas concernés par la mesure.

Le piéton qui ne se protège pas dans les zones où le masque obligatoire peut avoir une amende de 135 €. Nos constatations au matin du 10 août montraient plutôt des agents usant de pédagogie et de prévention, comme lors des premiers jours du confinement, mais, comme à l’époque, la consigne sera forcément durcie. Les invitations à porter le masque se transformeront en contraventions. Des « contrôles réguliers et renforcés seront mis en place  », confirme la préfecture.

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