Le « Jour de la Batterie » de Tesla aura lieu le 22 septembre, en même temps que l'assemblée générale des actionnaires de l'entreprise de véhicules électriques. Mais qu'est-ce précisément, et pourquoi est-ce si important ?

Prévue pour le mois de juillet, l’assemblée générale annuelle des actionnaires de Tesla aura finalement lieu le 22 septembre 2020, a annoncé l’entreprise dans un communiqué du 10 juillet 2020. L’événement a été repoussé à cause de l’interdiction de grands rassemblements qui a été maintenue en Californie à cause de la pandémie de coronavirus qui sévit à travers le monde, et des risques de deuxième vague qui restent dans tous les esprits.

Ce jour-là, Elon Musk, le fondateur et patron de l’entreprise, organisera aussi un Battery Day (ou Jour de la Batterie), qui semble être très attendu des experts du secteurs et des fans de la marque. Seuls les «  actionnaires éligibles » auront le droit d’assister à cette présentation séparée, explique le communiqué, tandis que « des détails additionnels seront annoncés plus tard au cours de l’année ».

Mais de quoi s’agit-il ?

Un superchargeur de Tesla // Source : Wikimedia Commons

Des batteries pour tout changer

Cette conférence sera en fait l’occasion pour Tesla de présenter ses avancées technologiques dans la batterie de véhicules électriques. Ce projet, gardé relativement secret depuis des années, est très attendu, car il y a des enjeux à la fois commerciaux, financiers et industriels derrière.

Si le constructeur arrivait à produire des batteries moins chères et plus puissantes, il pourrait à la fois gagner en indépendance auprès de ses fournisseurs, proposer des véhicules électriques encore moins chers, et même devenir lui-même un fournisseur de ses concurrents.

Déjà en 2019, Tesla avait racheté Maxwell, spécialisé dans le développement de technologies liées aux batteries et au stockage de l’énergie, pour plus de 200 millions de dollars. À l’époque, le Battery Day de l’an dernier était appelé Autonomy Day. Dans un billet LinkedIn, Matthieu Moors, ingénieur en charge de la R&D sur les batteries, évoquait plus récemment mois une «  réinvention » complète de la batterie. Le projet de la multinationale a même un nom de code secret : Roadrunner, dont le but est d’augmenter les capacités de production de batteries de Tesla en réduisant les coûts.

Il faut dire que l’entreprise qui réussira à améliorer de manière significative les performances des batteries de véhicules électriques aura de l’or entre les mains. Que ce soit dans les vélos, les scooters ou les voitures, l’autonomie proposée est le facteur le plus recherché par les consommateurs : moins il faudra recharger, plus ils seront satisfaits. Or aujourd’hui, les batteries sont encore lourdes et offrent des performances limitées (comptez 100 km d’autonomie max pour un scooter électrique avec une seule batterie, lourde de surcroit). Tesla pallie pour l’instant ce problème avec des superchargeurs disséminés partout sur les routes.

Tesla travaillerait sur le développement de ces nouvelles batteries avec le Chinois Contemporary Amperex Technology (CATL), avait rapporté Reuters.

Reste malgré tout le problème de la fabrication des batteries en elles-mêmes, qui demandent des ressources naturelles rares et de plus en plus demandées par l’industrie (nickel, cobalt, cuivre ou encore de lithium), parfois extraites dans des conditions très difficiles. Pour l’instant, il est évident que la « batterie écolo » n’existe pas. Néanmoins, la rumeur voudrait que Tesla soit en train de travailler sur des batteries très peu dépendantes en cobalt.

Crédit photo de la une : MotorTrend

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo