La célèbre marque taïwanaise de scooters électriques va investir le marché américain et européen d'ici l'été 2020, mais ce sera d'abord avec un vélo électrique, et non un scooter, comme beaucoup l'espéraient.

Gogoro sait décidément se faire attendre. L’entreprise taïwanaise spécialisée dans les scooters électriques a annoncé ce 23 avril, dans un mystérieux teaser, son arrivée aux États-Unis en mai, et à l’été en Europe. Mais il ne s’agira pas d’un scooter électrique comme on pouvait s’y attendre : la marque va lancer un vélo électrique appelé Eeyo, peut-on voir sur des nouveaux comptes Twitter et Instagram créés pour l’occasion.

Que sait-on du Gogoro Eeyo ? Quasiment rien. Les courtes vidéos mises en ligne ne montrent aucun produit ; tout juste voit-on un cadenas suivi du nom de cette nouvelle marque. « Un nouveau vélo connecté arrive », annonce Gogoro. Dans la biographie de son compte, on voit plusieurs emojis : un vélo, une batterie, un éclair. Pour plus d’informations, il faudra encore patienter, mais l’entreprise taïwanaise a d’ores et déjà réussi à susciter la curiosité autour de ce nouveau produit.

Le prochain VIVA de Gogoro // Source : Gogoro

Gogoro, la marque très attendue

Gogoro est en effet une marque reconnue dans le monde des deux-roues électriques : l’entreprise fondée par deux anciens designers de HTC, Horace Luke et Matt Taylor, a lancé en 2015 un scooter électrique à la fois élégant et de bonne qualité. En France comme en Europe, c’est l’entreprise de partage COUP qui a popularisé ces modèles, en inondant notamment Paris de ces engins électriques, limités à 45 km/h, qu’il était possible de louer pour 4 euros la demi-heure. COUP a depuis été contrainte de fermer boutique en novembre dernier.

Beaucoup de consommateurs attendent la mise en vente officielle des scooters Gogoro aux particuliers en Europe, mais ceux-ci se font attendre. En décembre 2019, le Taïwanais avait pourtant annoncé son expansion à l’international, sans donner de date précise, mais en confirmant qu’il s’agirait de son nouveau modèle VIVA, un deux-roues petit et coloré fait pour séduire un public urbain.

La firme est également connue pour son système spécial de remplacement de batterie : il existe, à Taïwan, un réseau de stations de recharge qui permettent aux utilisateurs de simplement venir « échanger » leurs batteries vides avec des pleines, afin d’éviter de devoir les charger pendant 6 à 8 heures à la maison. Si ce concept venait à s’exporter, il pourrait signifier une toute nouvelle manière de se déplacer à travers la ville.

Il n’est pas encore sûr que les scooters VIVA soient disponibles en Europe d’ici 2020, mais le fait que l’entreprise commence son expansion en Israël confirme ses ambitions à l’international, et donne bon espoir pour la suite.

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