COUP arrête ses activités à Paris... et partout dans le monde. À Paris, le service ne passera pas novembre.

Mise à jour  : nous connaissons désormais la date précise de l’arrêt de COUP à Paris. Et c’est bien plus rapide que prévu : COUP quittera la capitale française le 30 novembre 2019 à 18h00. Les minutes déjà achetées en avance seront remboursées.

Coup dur : le calembour sera fait de nombreuses fois, il n’en demeure pas moins vrai. Après un lancement en grande pompe en juin 2017, le service de scooters en free floating COUP, filiale de Bosch, cesse son activité. Les quatre villes où il était disponible, Paris, Madrid, Berlin et Tübingen, sont concernées. L’information, qui nous a été confirmée par le service de presse de l’entreprise, a circulé sur les réseaux sociaux où l’entreprise a annoncé publiquement sa fermeture.

Les deux villes allemandes perdront le service d’ici mi-décembre 2019. Paris et Madrid n’ont pas encore de date arrêtée pour la fin du service : tout juste est-il précisé que les utilisateurs pourront utiliser des scooters COUP jusqu’à l’arrêt effectif des opérations. Ensuite, les scooters seront placés dans des entrepôts, comme le confirme le compte Twitter de l’entreprise à un internaute, en vue, peut-être, de les revendre à des particuliers ou à un concurrent. Les 25 employés français que compte l’entreprise seront « accompagnés dans leur recherche d’emploi et bénéficieront de mesures sociales adaptées  », affirme le communiqué.

Un scooter COUP par Gogoro // Source : COUP

Une concurrence féroce

Les raisons évoquées par COUP sont simples à comprendre : « Compte tenu d’un marché extrêmement concurrentiel et générant des coûts élevés, le maintien des activités de COUP sur le long terme s’avère économiquement non viable », peut-on lire sur le communiqué de presse que Numerama a pu consulter. Et il faut reconnaître que, pour ses utilisatrices et utilisateurs, COUP était l’un des meilleurs prestataires : en France, ce il était le seul à permettre d’utiliser des scooters du Taïwanais Gogoro, réputés pour leur fiabilité et leur confort de conduite. Tant et si bien que la marque s’est fait une petite réputation à Paris, alors même qu’aucun achat n’est possible.

L’application COUP était aussi soignée. À son lancement, elle avait de l’avance sur son concurrent français Cityscoot qui ne proposait qu’une vue mobile de son site web. Ajoutez à cela une grille tarifaire particulièrement maline (un coût fixe) et vous aviez une solution de mobilité urbaine qui avait tout pour plaire.

Est-ce à dire que chercher à faire de la qualité sur un marché où les produits ont besoin d’un énorme entretien est aussi voué à l’échec que la position inverse ? On se souvient que les opérateurs de trottinettes électriques, face aux mêmes problématiques, avaient compris qu’utiliser des flottes d’entrée de gamme jetables et cassables n’était pas pérenne. La fin de COUP enterre malheureusement le contre-exemple, donnant des arguments aux détracteurs de la mobilité en free floating, déjà accusée de bien des maux.

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