Gogoro a présenté son VIVA, un scooter qui pourrait bien changer la manière dont on utilise des deux-roues électriques dans le monde, notamment grâce au système de recharge unique de la marque taïwanaise.

Les aficionados de scooter électrique connaissent bien Gogoro : le fabricant taïwanais a la réputation de faire de bons produits… que personne ne peut acheter en dehors de Taïwan. Mais cela pourrait bientôt changer.

Gogoro a présenté le 25 septembre 2019 sur son site officiel le Gogoro VIVA, son futur scooter électrique conçu pour conquérir le monde. Chic et coloré (plusieurs associations élégantes sont proposées, comme rouge/bleu ciel ou gris/jaune), le VIVA est annoncé à 2 000 dollars, ce qui est vraiment peu  cher — mais les astérisques mentionnent le fait qu’il s’agit d’un prix sans batterie ni taxes, donc ne dit quasiment rien sur le prix final. Il s’agit d’un équivalent 50cc.

Toutes les couleurs du prochain Gogoro VIVA // Source : URL

Les scooters COUP, en mieux

Si vous habitez Paris ou Milan, vous avez sûrement vu des scooters Gogoro dans les rues, sans le savoir : la plateforme de partage de scooters électriques COUP utilise en effet ces appareils. Dans la capitale française, il y en a plus de 3 000 en circulation (deux modèles relativement similaires), et leur qualité est appréciée des utilisateurs.

On retrouve certaines caractéristiques des scooters COUP que l’on connaît dans ce nouveau modèle VIVA :

  • Une assise très basse (74 cm),
  • Un joli look arrondi,
  • Un poids correct (80 kg),
  • Un très grand coffre (21L),
  • Des freins hydrauliques synchronisés.

Contrairement aux modèles précédents, le VIVA a toutefois un style plus fin avec un  « museau » plus restreint à l’avant, comme on peut le voir sur les photos presse. Sa commercialisation débutera en octobre à Taïwan, puis en 2020 dans le monde, rapporte TechCrunch.

Le prochain VIVA de Gogoro // Source : Gogoro

Gogoro et son unique système de recharge de batteries

L’une des spécialités de Gogoro, c’est la recharge de batteries. Celles-ci ne sont pas reliées avec un câble, comme c’est le cas sur la majorité des scooters électriques que nous testons régulièrement sur Vroom : il suffit de déposer la batterie dans son socle pour que le contact se fasse. Cet avantage a un défaut : si vous rebondissez sur une petite butte ou descendez d’un trottoir, la batterie peut « sauter » et donc s’extraire de son socle.

Cette façon d’aborder les deux-roues électriques pourrait surtout changer la manière dont on pense la recharge de ces engins de manière globale. Imaginez : vous roulez avec votre scooter jusqu’à ce qu’il n’y ait quasiment plus de batterie. Au lieu de devoir l’extraire, la porter jusque chez vous, ou au bureau, et attendre 5 à 6 heures qu’elle se recharge, vous vous dirigerez vers une « GoStation » pour, simplement, échanger votre batterie avec une pleine, puis repartir dans la minute.

C’est la force de Gogoro : à Taïwan, où la marque est la plus installée, il y a plus de 1 000 stations de ce genre, qui permettent à n’importe quel consommateur d’échanger en quelques secondes sa batterie pour une autre. Elles sont ouvertes 24/24h. Bienvenue dans le futur ?

Station de recharge Gogoro // Source : Electrek/Gogoro

Partager sur les réseaux sociaux