Apple a fait l'acquisition de la startup Drive.ai, spécialisé dans la conduite autonome et qui était sur le point de fermer.

Nul ne sait où en est Apple dans le développement de la conduite autonome. En début d’année, le projet avait pris du plomb dans l’aile avec la réaffectation de 200 personnes. Le 25 juin 2019, Axios nous apprend que la firme de Cupertino a fait l’acquisition de Drive.ai, une startup spécialisée dans la conduite autonome sur le point de fermer.

Apple a racheté les voitures autonomes et les technologies développées par Drive.ai pour un montant inconnu — mais visiblement peu élevé. Une dizaine d’ingénieurs vient par ailleurs gonfler les rangs de Project Titan, qui va peut-être accélérer de nouveau.

Écran des voitures autonomes Drive.ai // Source : Drive.ai

Apple se relance dans la conduite autonome ?

Selon les informations de San Francisco Chronicle, Drive.ai a licencié 90 personnes en Californie. Il y avait donc un sentiment d’urgence, matérialisé par la volonté d’être racheté depuis plusieurs mois. Ces dernières semaines, la startup, célèbre pour ses vans Nissan NV200 de couleur orange, a rencontré plusieurs acquéreurs potentiels — jusqu’à ce que Apple empoche la mise.

Cette opération financière va permettre à Drive.ai de sauver sa propriété intellectuelle. En juillet 2018, l’entreprise avait fait parler d’elle en lançant un programme de test au Texas. Ses véhicules autonomes se distinguent des autres par l’intégration d’écrans capables de communiquer de manière claire avec l’environnement extérieur. « Nous voulions qu’il ressemble à un bus scolaire », confiait à l’époque Sameep Tandon, co-fondateur et CEO de la startup Drive.ai.

En renforçant sa division automobile, Apple donne l’impression de vouloir réactiver Project Titan. La multinationale assure toujours disposer d’« une équipe incroyable et talentueuse » qui travaille sur « les systèmes autonomes et les technologies associées ». Néanmoins, on ne croit plus depuis longtemps à la conception d’une voiture autonome estampillée Apple. À l’heure actuelle, la tendance est plutôt au développement d’un système que pourraient employer les constructeurs automobiles déjà établis sur un marché très concurrentiel. 

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