La ville de Paris demande aux entreprises de free-floating qui déposent leurs véhicules dans les rues de la capitale de s'acquitter d'une taxe en fonction du nombre d'engins qu'elles ont.

« Trottinettes, vélos et scooters en libre service envahissent les rues pour le meilleur comme le pire », a tweeté Mounir Mahjoubi ce 21 mars 2019. En lien, le secrétaire d’État au Numérique a partagé les annonces de la Mairie de Paris, qui a décidé de taxer toutes les entreprises de véhicules en libre-service qui ont envahi la capitale depuis quelques années.

Paris espère désormais demander une redevance annuelle indexée sur le nombre de véhicules de chaque flotte en libre-service pour trois types d’engins :

  • Trottinettes électriques (Bird, Lime, Txfy, VOI, Flash)
  • Scooter électriques (Coup, CityScoot)
  • Vélos (oBike)

Il convient de noter que le projet n’a pas encore été entériné, il sera porté au vote au début du mois d’avril 2019.

L’objectif du projet est en tout cas clair : faire comprendre à ces entreprises que les trottoirs ne peuvent pas être utilisés à tout-va et que l’espace public peut être régulé. Au vu du succès de ces services de partage, il semble tout indiqué que Paris verra apparaître encore plus d’offres dans les mois qui viennent, surtout après l’arrivé du printemps.

Des centaines de milliers d’euros pour la ville de Paris

Numerama a récapitulé comment la taxe est censée fonctionner, à partir des données partagées par le Parisien et France Bleu Paris qui ont assisté à une conférence de presse de la mairie ce 21 mars. Le coût varie en fonction du nombre de véhicules que chaque entreprise décide de mettre en service.

Moins de 500 véhiculesEntre 500 et 999 véhiculesEntre 1000 et 2999 véhicules Plus de 3 000 véhicules
Trottinettes électriques50 € par an55 € par an60 € par an65 € par an
Scooters électriques60 € par an66 € par an72 € par an78 € par an
Vélos20 € par an22 € par an24 € par an26 € par an

Sachant qu’une entreprise comme CityScoot a plus de 3 000 scooters dans Paris, cela correspond déjà à une taxe annuel de plus de 234 000 euros. Des firmes américaines comme Lime et Bird ont quant à elle aussi au moins un millier de trottinettes — ce qui revient aussi à plus de 60 000 euros chacune.

Au total, la ville de Paris considère qu’il y aurait déjà plus de 15 000 engins en libre-service dans les rues, ce qui signifie que la capitale pourrait gagner des centaines de milliers d’euros par an si cette redevance était adoptée. Ce montant pourrait rapidement dépasser le million d’euros, au vu des nombreux nouveaux services de mobilité partagée qui sont multipliés ces derniers mois.

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