Apple présentait Siri, le premier assistant vocal, le 4 octobre 2011. Dix ans après, où en sommes nous ? Pour le savoir, nous avons confronté les principales « intelligences artificielles » dans une vidéo. Sont-elles enfin utiles ?

Il y a quelques mois, les assistants vocaux ont fêté leur dixième anniversaire. C’est plus précisément Siri qui a soufflé sa dixième bougie, Apple avait en effet un temps d’avance sur la concurrence. Son assistant vocal, lancé avec l’iPhone 4S, était le premier capable de répondre avec de vraies phrases à son interlocuteur, ce qui avait bluffé tout le monde à l’époque. Bien sûr, le Siri de 2011 avait des limites. S’il était très bon pour nous donner la météo, lancer un minuteur ou passer un coup de fil, le reste de ses fonctionnalités était assez limité.

Dix ans après, où en sommes-nous ? En 2017 et en 2018 en France, Google et Amazon se sont lancés dans l’aventure avec Google Assistant (que certains appellent « OK Google ») et Alexa. À l’occasion du dixième anniversaire des assistants vocaux, Numerama a eu l’idée de poser quelques questions à un HomePod mini, à un Google Nest Audio, à un Amazon Echo Dot… et à un smartphone Huawei avec l’assistant Celia. S’en suit une réflexion sur l’avenir des assistants intelligents.

« Lance un minuteur et joue de la musique »

Notre constat dans cette vidéo (et dans la vie plus généralement, nous sommes nous-mêmes utilisateurs de ces trois assistants) est que les progrès des assistants vocaux sont trop faibles en dix ans. S’il y a eu pas mal d’améliorations au niveau de la compréhension, les fonctionnalités de Siri, Google Assistant et Alexa sont quasiment les mêmes depuis le début. On demande à nos assistants vocaux l’heure, de lancer un minuteur, de nous donner la météo, de mettre de la musique ou d’éteindre et allumer des appareils.

Pour les questions plus complexes, il y a parfois de bonnes surprises (notamment sur les années où se sont passés des événements)… mais c’est à peu près tout. La plupart des progrès majeurs des assistants vocaux, comme la possibilité de poser plusieurs questions en une seule phrase, sont réservés aux versions anglophones. Il est décevant de ne pas pouvoir dire « Joue de la musique et éteins la lumière » à un assistant vocal sans le faire bugger.

Autre chose regrettable, que les utilisateurs récurrents de Google Assistant, Siri ou Alexa connaissent, les problèmes de connexion sont encore trop communs. Impossibilité de se connecter au service de musique, problèmes de connexion à Internet, réponses dans la mauvaise langue… Les assistants vocaux ont des défauts de jeunesse malgré leur ancienneté.

Qui a le meilleur assistant ?

Voilà une question difficile. Selon nous, chaque assistant a ses particularités. Pour la musique par exemple, Apple excelle. Même si ses HomePod ne sont pas compatibles avec Spotify, l’assistant de la marque à l’iPhone comprend très bien les différentes requêtes. Pour les questions de culture générale, Google Assistant et Alexa s’en sortent mieux.

Plus généralement, tout dépend de vos besoins et de vos habitudes. Certaines phrases logiques ne fonctionnent pas avec un assistant, mais peuvent convenir à d’autres. Dix ans après, cette technologie nous donne encore l’impression d’être trop jeune, même si elle est présente de partout. Espérons que les dix prochaines années soient encore plus riches en fonctionnalités, avec notamment de gros changements sur la maison connectée grâce au protocole Matter !