Les Pixel 6 et 6 pro réussissent à offrir de qualité, pour un prix inférieur à la concurrence. Mais les téléphones ne sont pas pour autant exempts de défauts, comme les premiers retours du public nous l’apprennent.

Les Pixel 6 et 6 Pro viennent de commencer leurs vies commerciales le 28 octobre 2021 et déjà quelques critiques sont émises à l’égard des nouveaux mobiles haut de gamme de Google.

Comme nous le soulignions dans notre test du Pixel 6 Pro, les téléphones de Google sont très loin d’être des as du côté de la recharge. Il faut quasiment 2 heures complètes pour recharger la batterie de 5 000 mA h du téléphone. Une situation pas si gênante que ça, mais loin derrière ce qu’on peut voir sur le reste des téléphones haut de gamme du marché. La raison est simple : Google limite largement la puissance délivrée lors de la charge.

Une heure de charge pour les 15 derniers pourcents

Dans un article publié le 5 novembre, Android Authority a effectué des tests de recharge sur le Pixel 6 Pro et le téléphone est très loin de tirer pleinement parti des capacités de charge rapide actuelle. Quel que soit le chargeur utilisé, le smartphone ne tirait jamais plus de 22 watts de puissance maximale. Alors même que le chargeur officiel vendu par Google est capable de monter jusqu’à 30 watts.

Le pic de 22 watts est atteint lors de la recharge des 50 premiers pourcents de la batterie, et ensuite, c’est la dégringolade. La puissance de charge tombe à 15 watts, puis à 12 watts une fois les 75 % atteint. Sur les derniers pourcents, la puissance de charge tourne autour de 4 watts. Faire descendre la puissance de charge au fur et à mesure du remplissage de la batterie n’a rien d’étonnant, la plupart des constructeurs le font pour préserver la santé des batteries, mais brider la charge en dessous de 15 watts comme Google le fait est un peu sévère.

La puissance demandée par le Pixel 6 pro au fur et à mesure de sa recharge // Source : Android Authority

Techniquement, le pic de 22 watts au début permet d’atteindre les 50 % de charge en 30 minutes, comme promis par Google. Mais il faut ensuite une autre demie-heure pour grimper à 85 % et une presque deuxième heure complète pour atteindre 100 %. Le Pixel 6 Pro met très exactement 111 minutes à se recharger entièrement, même avec un chargeur capable de grimper au-delà de 30 watts. Pour comparaison, le Samsung Galaxy S21 Ultra (qui lui aussi à une batterie de 5000 mA h) met 62 minutes à se charge entièrement.

Cette charge pas si rapide que ça permet, certes, au Pixel de garder la tête froide — Android Authority n’a jamais relevé de température au-delà de 25°C, ce qui préserve la batterie — mais peut décevoir celles et ceux qui s’attendaient à profiter de la même charge ultra rapide que chez la concurrence. Difficile d’expliquer pourquoi Google limite autant la charge, si ce n’est pour éviter d’abimer une batterie un peu trop fragile. Le chargeur de Google, qui utilise le standard Power Delivery PPS pour gérer plus finement la puissance de charge, n’apporte en réalité pas grand-chose par rapport aux briques vendues avec les Pixel précédents. Pas assez en tout cas pour justifier les 29 euros demandés par Google.

Le capteur d’empreintes connait aussi des soucis

La batterie n’est pas la seule faiblesse de ces Pixel 6 d’ailleurs. Comme l’a remarqué Tom’s Guide, le capteur d’empreinte du Pixel 6 est aussi plus lent que ceux de la concurrence. Situé sous l’écran, ce mécanisme de reconnaissance biométrique peut échouer à détecter des empreintes pourtant enregistrées, ou mettre un peu trop longtemps à reconnaitre une empreinte.

Suite à la plainte d’un utilisateur sur Twitter, Google a offert des éléments d’explications concernant ce problème. Selon l’entreprise, « le capteur d’empreintes du Pixel 6 utilise des algorithmes de sécurité améliorés. Dans certains cas, ces protections supplémentaires peuvent prendre plus de temps à vérifier votre identité ou nécessiter un contact plus direct avec le capteur. » Le compte Twitter pointe ensuite vers une page d’aide sur le sujet, qui… n’offre pas beaucoup d’autres solutions. Il est tout juste marqué que, en cas de problème, il faut s’assurer que « que l’écran est propre et exempt de saleté ».

Les Pixel 6 ne sont pas des smartphones ultras haut de gamme

En plus des problèmes logiciels, il se pourrait que le capteur d’empreintes connaisse aussi des soucis matériels. Le Pixel 6 utilise en effet un capteur optique (qui va en quelque sorte prendre une photo de votre empreinte) plutôt qu’un capteur ultrasonique (comme celui des Galaxy S21) qui génère une « carte » 3D de votre empreinte digitale. La technologie employée par Google est donc un peu moins fiable et efficace que celle employée par les téléphones haut de gamme actuels.

Ces petits soucis, qui peuvent être décevants pour qui pensait obtenir un téléphone haut de gamme pour moins de 1 000 euros, ne sont pas si étonnants. Le Pixel 6 Pro est vendu 899 euros. Soit quelques centaines d’euros de moins que les Galaxy S21 ou les iPhone 13 Pro. Si en apparence, Google a produit un téléphone capable de rivaliser en tout point avec ces mastodontes, l’entreprise a tout de même dû la jouer à l’économie sur certains aspects. Ces petites concessions font la différence entre un smartphone haut de gamme et un smartphone ultra haut de gamme comme les Galaxy S ou les derniers iPhone.

Il faut donc bien garder ce positionnement en tête si vous voulez acheter un Pixel 6 à garder en tête si vous souhaitez acquérir le mobile. Sinon notre guide d’achat des smartphones regorge d’autres solutions.

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