WhatsApp annonce l'arrêt prochain du support de certaines très vieilles versions d'Android, sorties il y a plus de neuf ans. L'arrêt de la prise en charge est fixé au 1er novembre 2021.

Les très vieilles versions d’Android encore supportées par WhatsApp vont bientôt être abandonnées. Un message publié dans les pages d’aide de l’application mobile prévient en effet d’un changement dans quelques semaines : à compter du 1er novembre 2021, tous les smartphones équipés de la version 4.0.4 ne seront plus pris en charge. Cela vaut aussi pour les branches inférieures.

Pour éviter une interruption de service, il convient de procéder dès que possible à une mise à jour du système d’exploitation, à supposer que cela soit possible. En effet, tous les smartphones n’ont pas accès à toutes les mises à jour d’Android : certains modèles trop anciens — parce qu’ils avaient déjà quelques années au compteur — ont pu être délaissés par leurs fabricants.

Si la mise à jour n’est techniquement pas possible, le fonctionnement de la messagerie instantanée risque de cesser. Les personnes dans cette situation devront alors envisager à acquérir un mobile plus récent, qui a accès à une version récente d’Android. Par ailleurs, l’application mobile suggère de procéder au préalable à une sauvegarde des discussions, au cas où.

L’app de messagerie WhatsApp. // Source : CCO/Flickr

Comment savoir si cela vous concerne ?

Il y a trois manières de vérifier si ce changement vous concerne. Tout d’abord, il suffit de se poser la question de l’âge de son smartphone : si le vôtre est sorti dans le commerce il y a moins de dix ans, et que vous l’avez acquis dans la foulée, aucune inquiétude à avoir : il a été livré par défaut avec une version plus récente d’Android (par exemple 4.4, 7 ou 10, selon le moment où vous avez effectué votre achat).

Vous pouvez aussi vous posez la question de la dernière fois que vous avez mis à jour votre smartphone Android. Même pour des smartphones sortis il y a neuf, dix ou onze ans, les constructeurs font en sorte de proposer un support de quelques années à chaque fois. En clair, les téléphones ont eu accès à des branches plus récentes — par exemple Android 4.1, qui est arrivée en juillet 2012.

Un exemple d’écran pour contrôler sa version Android.

L’idéal reste toutefois de vérifier directement la version d’Android dans son smartphone. Le chemin pour y accéder peut changer d’un smartphone à l’autre (et surtout d’une génération d’Android à l’autre) mais en règle générale il faut se rendre dans les paramètres de son OS, descendre dans une section appelée « À propos du téléphone » et trouver l’indication « Version d’Android ». Un numéro s’affiche alors.

WhatsApp a assuré un support pendant près de 10 ans

Android 4.0.4 est une évolution d’Android 4.0 (Ice Cream Sandwich) datant d’octobre 2011. Android 4.0.4 est elle-même sortie en mars 2012, il y a neuf ans et demi, ce qui veut dire que les smartphones qui tournent avec cet OS sont de cette époque, voire plus anciens encore. Depuis, neuf versions majeures d’Android sont sorties et une dixième doit arriver cette année.

Le fait est que la plupart du temps, un smartphone est renouvelé à un rythme relativement fréquent, entre deux et quatre ans. De fait, le nombre de personnes qui pourraient être affectées par la décision de WhatsApp est réduit. Selon des statistiques de février 2021, la part de marché combinée de toutes les versions Android en dessous d’Android 4.0.4 atteint à peine 0,2 % du total.

Compte tenu de l’âge très avancé affiché par Android 4.0.4 (plus de neuf ans au compteur, ce qui est antédiluvien dans un marché où le smartphone est renouvelé à un horizon plus proche) et de la part de marché résiduelle de cette mouture (même si on peut arguer qu’à l’échelle d’Android, une part de marché de 0,2 % représente des dizaines ou des centaines de milliers de clients), la décision de WhatsApp se défend.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la messagerie instantanée se détache des OS trop vieux ou qui terminent dans une impasse : l’entreprise a déjà annoncé par le passé des décisions similaires pour Android et iOS, mais aussi pour des systèmes d’exploitation qui ont fini par disparaître, faute de débouché : BlackBerry OS, Symbian OS ou encore Windows Phone.

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