La mise à jour London était le grand test de l'été pour l'Ethereum. Dix jours après, les chiffres sont bons, et montrent que le succès de la blockchain est plus important que jamais.

Le 5 août dernier, la blockchain de l’Ethereum a connu l’un de ses changements les plus importants. Une mise à jour, baptisée London, a apporté des nouveautés qui ont chamboulé la façon dont la blockchain de l’Ethereum fonctionne, et comment les ETH sont produits.

London était attendue depuis longtemps, mais elle était aussi redoutée par certains. La mise à jour a permis de commencer à faire automatiquement du coin burn — ce a qui fait craindre aux mineurs une perte de revenus. Dix jours après la mise en place de London, il est temps de faire les comptes. Et ils sont plutôt bons.

Ethereum // Source : vjkombajn / pixabay

140 millions d’euros détruits

Selon les chiffres du site spécialisé Ultrasound, plus 51 400 ETH ont été détruits depuis l’arrivée de London, soit plus de  142 millions d’euros selon le cours en valeurs au moment où nous écrivons ces lignes. Un burn rate (taux de destruction) de 3,29 ETH par minute en moyenne, un chiffre tout à fait conséquent, qui montre bien l’ampleur que l’Ethereum a prise dans le monde des cryptomonnaies.

En effet, la mise à jour a inauguré une nouvelle façon de faire du coin burn. Depuis le 5 août, à chaque transaction réalisée sur la blockchain, des ETH sont détruits — et ce afin de créer de la demande en limitant le nombre d’ETH créés. Il faut donc voir ces 140 millions d’euros comme autant de preuves que la blockchain a été utilisée.

Ultrasound nous donne également d’autres chiffres importants : le « burn leaderboard », le tableau indiquant qui a le plus détruit d’ETH, permet de voir quelles activités sur la blockchain concentrent le plus d’opérations. Et les NFT sont responsables d’une partie importante du trafic. Opensea, une très importante plateforme de vente de NFT, représente à elle seule 6 700 ETH détruits, soit près de 13 % du total — une tendance qui montre bien que la mode des NFT n’est pas près de s’arrêter.

Burn leaderboard // Source : Ultrasound.money

London montre que la blockchain est pérenne

Le bon déroulé de la mise à jour est en tout cas de bon augure pour le futur de la blockchain. Certains groupes de mineurs étaient en effet mécontents du changement dans le système de récompense et s’étaient ouvertement opposés au projet de London. Le changement s’est finalement bien passé, malgré des menaces de grève de la part de certains. Mais London montre que « l’écosystème Ethereum est capable de supporter des changements importants », a déclaré à Bloomberg Vitalik Buterin, le co-fondateur d’Ethereum. « Je suis d’autant plus confiant du succès de la Convergence maintenant . »

La Convergence est le nom donné au passage annoncé entre le système de proof of work et celui de proof of stake. Ce changement dans le fonctionnement de la blockchain devrait permettre de passer à un système beaucoup plus économe en énergie, et il est attendu depuis des années. Il n’y a pas encore de date officielle pour la Convergence, mais les ingénieurs d’Ethereum ont annoncé que le passage à la proof of stake se déroulerait surement en début d’année 2022. En attendant, London est la preuve que l’engouement autour de l’Ethereum est toujours là : son prix est passé de 2 290 euros avant le déploiement à 2 780 euros au moment où nous écrivons ces lignes.

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