Samsung a exhibé son smartphone pliable sur son stand à l'IFA 2019. On a pu le prendre en mains pendant quelques minutes.

Le Samsung Galaxy Fold sortira le 18 septembre en France. Il sera même disponible dès demain, le 6 septembre, en Corée. Après un long retard consécutif à des problèmes de fragilité, le téléphone pliable s’apprête à être une réalité commerciale — avec un lancement décrit comme capsule (quantités ultra limitées sur un court laps de temps). À l’IFA 2019, la firme coréenne tient un stand prisé où il est possible d’essayer ce Fold, dans sa version bien évidemment révisée (réparée, diront certains).

Les premières secondes avec le produit hybride, tour à tour téléphone et tablette, sont rassurantes. Si nous n’avions pas eu la chance de prendre en mains la première mouture, trop fragile, force est de reconnaître que la charnière respire la confiance (on n’irait pas jusqu’à dire « la solidité »). Elle offre une résistance appréciable à l’ouverture quand on déplie l’écran, tandis que Samsung s’est arrangé pour qu’il n’y ait pas un jour trop grand quand il est replié.

À cela s’ajoutent une qualité de fabrication et un design relativement réussi (il y a des concessions) qui font du Galaxy Fold un produit, au fond, très premium.

Charnière du Samsung Galaxy Fold // Source : Numerama

La fluidité logicielle est au rendez-vous

On restera toujours éternellement de marbre devant l’écran installé à l’extérieur, qui donne au Fold son statut de téléphone. Pas suffisamment large ni pratique, il ne sert que d’affichage d’appoint pour un accès rapide à des applications à utilisation courte (exemple : envoyer un SMS). C’est vraiment quand le Fold se déplie et dénude son écran de 7,3 pouces que la magie opère : c’est en format tablette que l’OVNI technologique donnera le meilleur de lui-même.

Au-delà de la conception, c’est davantage la fluidité avec laquelle le système d’exploitation passe du petit au grand écran qui impressionne. Si vous lancez une vidéo YouTube depuis le petit écran et que vous dépliez le Fold, la lecture continuera instantanément — sans réelle coupure perceptible ni de gêne. Ce constat vaut pour toutes les autres applications : d’un point de vue logiciel, Samsung a bien travaillé. En prime, son smartphone pliable est capable d’afficher jusqu’à quatre applications en même temps (trois en fixe + une en pop-up).

L’ergonomie du multitâche est d’ailleurs bien pensée : on lance une première application, on fait glisser le volet, on appuie sur une icône qui placera la deuxième application à droite, on refait glisser le volet, on appuie sur une autre icône et la troisième application viendra naturellement se placer en bas de la deuxième.

Bien entendu, quelques minutes en compagnie du Galaxy Fold ne suffiront pas à poser un vrai verdict. Quels usages vraiment nouveaux — tout au moins pratiques — permet-il ? Que fait-il de plus qu’une tablette dédiée ? Quid de l’autonomie ? La qualité des photos est-elle au rendez-vous ? Ces questions trouveront leurs réponses dans une grosse dizaine de jours, une fois que le Fold aura tenté de prendre une place dans notre quotidien. En attendant, le produit reste une formidable prouesse technologique. Charge à lui de devenir un objet capable de définir un segment de marché. « Le début d’une nouvelle ère pour l’industrie », clame Samsung au sujet des téléphones pliables. Un début poussif, alors.

Écran extérieur du Samsung Galaxy Fold // Source : Numerama
Arrière du Samsung Galaxy Fold // Source : Numerama
Le Samsung Galaxy Fold replié // Source : Numerama

Crédit photo de la une : Numerama

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