Pour la deuxième fois de son histoire, SpaceX a supervisé le retour du booster d’une fusée Falcon 9 hors des États-Unis, dans l’archipel des Bahamas.

SpaceX en fait décoller à la pelle chaque année — par exemple 165 en 2025, soit en moyenne quasiment une tous les deux jours. De fait, cela veut aussi dire que l’entreprise américaine procède à des retours de propulseurs par dizaines. D’ailleurs, ces atterrissages automatiques paraissent anodins aujourd’hui, tant SpaceX est passé maître dans cet exercice.

Mais de temps en temps, l’une de ces séquences sort de l’ordinaire. Soit en raison d’un raté, ce qui n’arrive plus très souvent, soit parce que les paramètres du vol ne sont pas habituels. C’est justement ce qui s’est passé au mois de février 2026, à l’occasion d’une mission consistant à envoyer des satellites Starlink supplémentaires dans l’espace.

La Falcon 9 a mis le cap sur les Bahamas

En effet, SpaceX n’a pas fait revenir le booster de la Falcon 9 à son endroit habituel : le long tube s’est en effet dirigé vers l’archipel des Bahamas, qui se situe à quelques centaines de kilomètres de la Floride. C’est ce que notait l’entreprise dans un tweet partagé le 19 février. Mais cela n’a pas changé la donne : l’atterrissage a réussi.

Falcon 9
Une fusée Falcon 9 au moment de son atterrissage. // Source : NASA/SpaceX

Pourquoi viser les Bahamas plutôt que les côtes américaines ? Parce que dans ce cas de figure particulier, « Cet emplacement d’atterrissage permet à Falcon 9 d’optimiser ses performances en décollant selon une trajectoire sud-est optimale depuis nos sites de lancement en Floride afin de mettre en orbite des satellites supplémentaires », justifie SpaceX.

Qui plus est, ajoute la société dans un autre tweet, « l’atterrissage au large des côtes des Bahamas offre davantage d’options de reprise en cas de conditions météorologiques hivernales défavorables, ce qui permettra à Falcon de continuer à fournir un service rapide et fiable à ses clients. ». En somme, il y a une vraie raison opérationnelle.

La décision de viser les Bahamas reste cependant très rare à ce jour. En effet, ce tir n’est que le deuxième à finir sa course dans l’archipel. La toute première fois, c’était il y a un an jour pour jour.

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+
Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !