Les feux sont au vert pour Artémis II. Le deuxième test de la fusée géante Space Launch System (SLS) aura lieu à partir de cette nuit du 17 au 18 février 2026 aux alentours de 00h40, heure de Paris. Il s’agit d’une véritable simulation, nommée en anglais « wet dress rehearsal » ou WDR, durant laquelle tout se déroule comme un vrai décollage, presque jusqu’à la fin du compte à rebours.
Cette partie est critique, notamment avant un vol habité, où la moindre erreur est à absolument éviter. Pendant le WDR, la fusée est remplie avec plus de 2,5 millions de litres de carburant, de l’hydrogène et de l’oxygène sous forme liquide, avant que tous les systèmes ne s’enclenchent, avec le compte à rebours et l’ensemble des procédures qui auront lieu lors du décollage avec l’équipage à bord.
Les fuites d’hydrogène au cœur des recherches de la Nasa
Pour n’importe quel lancement, ce WDR est une étape critique nécessaire. Mais ici, c’est d’autant plus le cas, puisque Artémis II n’est autre que la première mission habitée vers la Lune depuis plus d’un demi-siècle. Depuis Apollo 17 en 1972, des humains n’ont plus quitté l’orbite terrestre au-delà de la Station spatiale internationale, à 400 kilomètres d’altitude, alors que l’équipage se rendra cette fois à 380 000 kilomètres de la Terre.

Lors du premier WDR, la Nasa avait repéré des fuites d’hydrogène lors du plein de la fusée, ce qui avait conduit à suspendre les procédures en attendant de réaliser de nouveaux tests. Ainsi, la fenêtre de lancement permise au début du mois de février avait été ratée, repoussant le départ de la mission vers la Lune au mois de mars. La Nasa avait présenté quelques fenêtres de lancement possibles, et ça commence dès le 6.
Si tout se déroule bien durant ce deuxième WDR… alors même que ce test avait été au cœur de quelques soucis durant la mission Artémis I. Le vol de la fusée avait été repoussé de plusieurs mois après plusieurs problèmes, toujours autour des fuites d’hydrogène. Il faut dire que cette méthode de propulsion, bien qu’efficace, est souvent source de difficultés pour les équipes.
« Attendre de nouveaux diagnostics n’était pas nécessaire »
Depuis début février, les équipes sont à pied d’œuvre pour identifier les soucis, et dans un communiqué publié le 13 février, la Nasa a annoncé des progrès. Les nouveaux joints placés sur les réservoirs pour éviter de nouvelles fuites ont pu être testés. Il s’agissait des pièces qui auraient provoqué les fuites lors du premier WDR, et deux d’entre elles avaient dû être changées.
Après ces nouveaux tests, les joints se sont révélés en bon état, mais les équipes ont détecté un autre problème, qui serait lié cette fois à l’équipement au sol qui aurait réduit le débit du chargement de l’hydrogène liquide. Malgré tout, le problème identifié ne présenterait pas de gros risque, et après un simple changement de filtre, l’agence a décidé de se lancer dans un deuxième WDR au plus vite, qui a donc lieu ce soir.

Dans un post publié sur X le 14 février, l’administrateur de la Nasa Jared Isaacman a donné quelques précisions sur les leçons apprises : « Nous en avons observé suffisamment, et nous avons atteint un point où attendre de nouveaux diagnostics n’était pas nécessaire. » Autrement dit, les équipes sont suffisamment confiantes pour que le test soit lancé, malgré les quelques incertitudes qui demeurent autour du lancement.
Quoi qu’il en soit, même si un problème mineur se présentait durant ce deuxième WDR, il reste une marge de manœuvre avant le décollage, sachant qu’il existe des fenêtres possibles jusqu’au 11 mars en cas de souci.
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