Connue pour son héroïne dénudée, la saga Bayonetta va ajouter un mode plus pudique dans le troisième épisode, qui paraîtra en fin d’année sur Nintendo Switch.

La saga Bayonetta n’est pas uniquement célèbre pour son gameplay ciselé et ses affrontements dantesques. Elle s’articule autour d’une héroïne sexy, pensée pour nourrir les fantasmes en jouant sur la réification du corps féminin. D’ailleurs, le studio PlatinumGames abuse des poses lascives et des plans osés pour la rendre encore plus « séduisante ». Il y a même un peu de nudité, et c’est un élément qu’il sera possible de censurer dans Bayonetta 3.

Dans un tweet publié le 13 juillet, en marge de l’officialisation de la date de sortie du troisième opus (prévu le 28 octobre, en exclusivité sur la Nintendo Switch), PlatinumGames a révélé un mode d’affichage inédit. Baptisé Naive Angel Mode, il consiste à rendre Bayonetta 3 plus grand public, avec moins de peau affichée à l’écran. « En l’activant, vous pourrez jouer dans le salon sans craindre ce qui est affiché… A priori », indique l’entreprise.

Bayonetta, trop sexy pour 2022

PlatinumGames est donc prêt à revoir le passif olé olé de Bayonetta pour mieux s’accommoder aux standards actuels. Tant pis pour la continuité au sein de l’univers : la tenue de la sorcière est composée de ses cheveux, qui sont aussi la source de ses pouvoirs. Quand elle fait appel à des sorts puissants (comme des invocations), elle est contrainte de se découvrir — d’où cette nudité quasi constante à l’écran qui peut s’avérer problématique (surtout sur une console très typée grand public). Étrangement, Nintendo ne fait pas mention du Naive Angel Mode sur le site officiel. C’est pourtant une fonctionnalité intéressante.

PlatinumGames a fourni quelques exemples pour illustrer cette option Naive Angel Mode :

  • Nudité pure
Affichage normal Affichage censuré
  • Décolleté moins explicite
Affichage normal Affichage censuré

Les fans de la première heure ne manqueront pas de tiquer sur l’existence de ce mode d’affichage, puisque l’agrément sexy fait partie de l’essence de Bayonetta. On leur répondra qu’ils ne sont pas obligés de l’activer, et qu’ils pourront continuer de fantasmer sur l’héroïne — « plus sexy que jamais », dixit PlatinumGames (oui, on est bien en 2022).

En revanche, le studio nippon a tort quand il affirme que « plus de gens pourront pleinement l’apprécier ». La nudité frontale est loin d’être le seul frein. Il y a aussi la violence outrancière, caractérisée par des mises à mort visuellement impressionnantes. Bayonetta n’est pas une saga pensée pour le grand public. Et si on peut louer les efforts de PlatinumGames et de Nintendo pour changer cette perception, ce n’est pas une censure légère qui changera quoi que ce soit.