C’est une nouvelle étape dans l’allègement des mesures contre le covid : le gouvernement suspend l’obligation de port du masque dans les transports en commun (bus, métro, train).

Les restrictions contre le coronavirus SARS-CoV-2 ne cessent de s’alléger en France. Depuis la mi-mars 2022, le masque n’est plus obligatoire dans les lieux publics clos, et le pass vaccinal a également été abandonné. Ce 11 mai 2022, on franchit une nouvelle étape : le ministre de la Santé Olivier Véran annonce que les masques ne seront plus obligatoires dans les transports.

Cette mesure prendra effet à partir du lundi 16 mai 2022, date à laquelle l’absence du masque ne sera plus sanctionnée par une amende — même si dans les faits, les contrôles étaient peu nombreux.

Faut-il arrêter de porter le masque juste parce que ce n’est plus obligatoire ?

Comme pour les lieux publics clos, l’absence d’une obligation de port du masque ne signifie pas que vous ne pouvez pas en porter un. Dorénavant, en l’absence de sanction, il en va tout simplement d’un choix et d’une responsabilité individuelle. Le masque reste par ailleurs fortement « recommandé » par le gouvernement, notamment pour les personnes fragiles (âgées et immunodéprimées), précise d’ailleurs Olivier Véran.

Il s’agira notamment de jauger la situation : un train, un bus ou un métro bondé, en pleine heure de pointe, nécessite le port du masque.

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Le masque est utile dans les lieux clos bondés. // Source : Freepik

Le covid n’a pas disparu et la pandémie n’est pas terminée (la vaccination demeure un enjeu dans les pays aux plus faibles revenus). On compte toujours plus de 100 morts par jour, en France, dont le décès est provoqué par la maladie Covid-19. S’y ajoutent les personnes atteintes de covid long, une forme éprouvante qui s’étend sur plusieurs semaines ou mois. Pour l’instant, le variant Omicron BA.2 reste majoritaire, mais on voit l’apparition d’autres subvariants — BA.3, BA.4, BA.5 –, lesquels ne semblent pas plus virulents.

Il est vrai cependant que la circulation épidémique connaît une accalmie significative concernant les contaminations, depuis la mi-avril 2022. La potentialité d’une nouvelle vague, étant donné le potentiel de réinfection d’Omicron, demeure pour autant assez importante.