De nouvelles images envoyées par Perseverance ont confirmé qu'un premier échantillon de roche avait bien été prélevé. Le rover a encore des tâches à réaliser avec ce forage martien.

Cette fois, Perseverance ne s’est pas loupé. « Je l’ai ! Avec un meilleur éclairage dans le tube d’échantillon, vous pouvez voir que la carotte de roche que j’ai collectée est toujours là », a annoncé la Nasa via le compte Twitter @NASAPersevere le 5 septembre 2021. L’agence spatiale attendait encore d’autres photos pour confirmer que son rover avait bien obtenu son tout premier prélèvement de roche martienne.

Désormais, les doutes qui pouvaient encore subsister sont levés. Néanmoins, si le morceau de roche est entré dans le tube, tout n’est pas terminé. « À suivre : je vais traiter le tube et le sceller », ajoute le tweet rédigé par la Nasa. L’agence spatiale avait déjà détaillé l’ensemble du processus que doit suivre Perseverance pour obtenir des échantillons. Après avoir collecté les extraits de roche, il lui reste encore à les ranger.

Une fois le tube stocké, « rien ne peut y entrer ou en sortir »

Pour cela, le tube est transféré dans le « ventre » du rover. C’est ici qu’intervient le deuxième bras robotisé de Perseverance, qui va déplacer le tube pour qu’il soit inspecté puis refermé. Ensuite, « une fois le tube fermé hermétiquement, rien ne peut y entrer ou en sortir », précise la Nasa.

Non, Percy, il va falloir encore un peu patienter avant de repartir explorer d’autres cailloux. // Source : Nino Barbey pour Numerama

L’ensemble des tubes (43 au total) sont destinés, une fois remplis, à rester stockés dans le ventre de Perseverance. Ils n’en sortiront que lorsque la Nasa jugera que le moment et l’endroit sont opportuns pour les déposer à la surface de Mars. La phase suivante n’était à l’origine pas prévue dans la mission de Perseverance : il va falloir organiser la collecte des prélèvements posés au sol, puis les rapporter sur la Terre. Les modalités de ce retour d’échantillon vers notre planète ne sont pas encore clairement définies, mais la Nasa et l’ESA se sont déjà accordées sur certains détails de cette mission qui s’annonce ambitieuse.

Cette mission de retour d’échantillons serait une première, car elle intègrera une dimension microbiologique, c’est-à-dire l’étude d’organismes microscopiques. À lui seul, le rover Perseverance n’a pas les moyens de découvrir la vie sur Mars. Si cela doit advenir, ce serait au moment du retour des échantillons sur Terre (et même dans ce contexte-là, il sera complexe de confirmer que l’on est bien en présence d’une vie extraterrestre).

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