Le rover Perserverance vient de se confronter à un imprévu. Sa première tentative d’extraction de roches martiennes s'est soldée par un échec.

La première collecte d’échantillons effectuée par Perserverance sur Mars ne s’est pas exactement passée comme prévu. Le foret installé il y a quelques jours sur le sol martien est remonté vide dans le module d’analyse du rover.

Que s’est-il passé ?

« Les données envoyées sur Terre par le rover Persévérance après sa première tentative de collecte d’échantillon indiquent qu’aucune roche n’a été collectée » indique la Nasa sur son site. Cette première tentative devait marquer le début d’une large mission de collecte destiné à trouver des traces microbiologiques et à chercher d’éventuelles anciennes traces de vie.

Le tube récupéré par le rover // Source : Nasa/JPL-Caltech

« Bien que ce ne soit pas le succès que nous espérions, il y a toujours un risque à tenter de telles choses » relativise Thomas Zurbuchen, administrateur scientifique de la Nasa. La phase d’installation et d’extraction du foret ne semble pas être en cause dans ce raté. « Notre intuition initiale est que cela est dû au fait que la cible rocheuse n’a pas réagi comme nous l’attendions pendant le carottage », précise Jennifer Trosper, une des responsables de la mission Perserverance. Comme l’indique un tweet posté depuis le compte du rover, cette situation « ne s’est jamais produite pendant les phases de test sur terre. »

Et maintenant ?

Loin de se laisser abattre, l’équipe derrière la mission martienne explique que la prochaine étape consiste à utiliser l’appareil photo WATSON pour « pour prendre des photos rapprochées du trou de forage ». Cela permettra de mieux comprendre les raisons derrière le problème. « Au cours des prochains jours, l’équipe consacrera plus de temps à l’analyse des données dont nous disposons, ainsi qu’à l’acquisition de données de diagnostic supplémentaires », a ajouté Jennifer Trosper.

Ce n’est pas la première fois que le sol martien surprend la communauté scientifique. En 2008, la sonde Phoenix a récolté des échantillons de sols trop « visqueux » pour être efficacement analysés, tandis que Curiosity s’est déjà retrouvé devant des roches qui se sont révélées plus dures et plus fragiles que prévu. « J’ai participé à toutes les missions des rovers martiens et cette planète nous apprend à chaque fois que nous ne savons pas grand-chose sur elle », philosophe Jennifer Trosper.

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