Tout est bien qui finit bien, ou presque. Trois mois après la perte du premier booster Super Heavy de nouvelle génération, SpaceX a déclaré avoir validé les correctifs sur son remplaçant, le propulseur B19. Une bonne nouvelle, qui dégage un peu plus la voie vers le 12e vol d’essai du Starship.

Cette fois, ça passe. La méthode « tester, échouer, corriger » de SpaceX vient de faire une nouvelle fois ses preuves, mais cette fois-ci, il y avait de l’enjeu : ne pas trop ralentir le développement de sa fusée géante Starship, alors que son développement ne va pas aussi vite qu’espéré.

Dans un message partagé sur X le 10 février 2026, SpaceX rapporte que les « opérations cryogéniques ont été menées à bien pour la première fois avec un propulseur Super Heavy V3 ». À l’entreprise d’ajouter : « Cette campagne de plusieurs jours a permis de tester les systèmes de propergol repensés du booster ainsi que sa résistance structurelle. »

Pour accompagner cette annonce, SpaceX a mis en ligne une vidéo d’un peu plus de trente secondes et trois photographies du booster érigé sur son banc d’essai. À ce stade, la fusée expérimentale est encore incomplète : il lui manque l’étage supérieur, appelé Starship (comme la fusée). Et ce segment doit aussi passer des tests avant d’être déclaré bon pour le service.

Starship Super Heavy
Le booster. // Source : SpaceX

Les conséquences de l’explosion survenue en novembre s’éloignent

C’est pourtant bien au niveau du premier étage Super Heavy que se situait l’enjeu. La mention explicite de « systèmes de propergol repensés » par SpaceX n’est pas anodine, puisqu’elle fait directement écho à l’incident survenu trois mois plus tôt : le 21 novembre 2025, le booster précédent (B18) connaissait une fin brutale lors d’un test similaire.

Éventré par une rupture sur le pas de tir, ce booster devenait inutilisable. Cet échec structurel sur le tout premier exemplaire de la génération 3 (V3 ou Block 3) laissait craindre un retard important dans les plans de la société américaine. Mais en validant ces jours-ci la bonne tenue du propulseur B19 face aux fortes pressions cryogéniques, le pire a été écarté.

La procédure organisée en février 2026 vient clore une séquence industrielle qui a eu des allures de sprint pour SpaceX. Au lendemain de l’accident, le groupe s’est retrouvé au pied du mur face à un sacré défi industriel : bâtir en l’espace de quelques semaines un nouveau lanceur géant, là où ce processus s’étale sur des délais plus longs.

Mais le pari a été tenu : fin décembre, l’entreprise confirmait l’assemblage du booster 19, démontrant sa capacité d’absorber une sortie de piste sans trop d’effet sur son calendrier, malgré la perte de l’exemplaire précédent. Le coup d’accélérateur observé en décembre dégage désormais la voie à un prochain test de la fusée à brève échéance.

Cap sur le mois de mars 2026 pour le Vol 12

Maintenant que la structure est validée, le booster B19 va pouvoir passer à l’étape suivante, tout aussi importante : les essais de mises à feu statiques de ses moteurs Raptor 3. Il s’agit ici de simuler les effets du décollage de la fusée, sans jamais quitter le sol. Si cette étape se déroule sans accroc, la voie sera libre pour le lancement.

Le calendrier annoncé par Elon Musk fin janvier 2026 tient donc toujours la route. La date du prochain vol de la fusée géante reste aux alentours de la mi-mars 2026.

Ce 12e vol sera crucial : il doit inaugurer la version « Block 3 » du Starship, plus puissante et plus grande, celle-là même qui devra, à terme, emmener les astronautes sur la Lune pour la mission Artémis III. En réussissant ce test cryogénique, SpaceX se dégage davantage la route pour le test de mars 2026, et adresse au passage un signal rassurant à ses partenaires.

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