La campagne vaccinale contre le covid se stabilise en France. Dorénavant, 2/3 des créneaux de primoinjection sont pris dans un délai de moins de 7 jours après la date de réservation.

Difficile d’oublier les premiers jours et premières semaines d’ouverture de la vaccination en population générale contre la maladie Covid-19. C’était un petit chaos, car Doctolib, Maia ou encore l’app ViteMaDose faisaient face à une très forte demande. À peine cliquions-nous sur un créneau pour le prendre que celui était finalement déjà réservé deux secondes plus tard. Une part de hasard, et beaucoup de détermination, intervenaient dans la balance pour parvenir à une réservation.

En cette fin juin 2021, la situation a évolué : la campagne vaccinale s’est stabilisée. Il est dorénavant plus simple de trouver un RDV vaccinal quand vous le souhaitez. C’est ce que montrent les chiffres diffusés par Doctolib ce 30 juin auprès de la presse.

Des RDV pris sous 7 jours

La stabilisation se traduit par une plus grande disponibilité de doses à court terme : en moyenne, d’après les chiffres de Doctolib, 300 000 créneaux sont disponibles dans un délai de 3 jours dans toute la France.

Cela reflète un changement progressif, puisqu’auparavant, selon les lieux, il pouvait être difficile de trouver un créneau à moins d’une à deux semaines. Dorénavant, il est parfois possible de prendre un RDV dans un ou deux jours au besoin, ou a minima dans la semaine. Cela permet d’accélérer l’accès au vaccin en amont des vacances estivales.

Vaccin contre le coronavirus // Source : Pixabay

Cette facilitation progressive se reflète dans la prise effective de rendez-vous. Les chiffres de Doctolib montrent qu’à ce jour 2/3 des créneaux de primoinjection, pour une première dose de vaccin, sont pris dans un délai de moins de 7 jours après la date de réservation.

Les deux doses rapprochées : l’enjeu du variant Delta

La prise de rendez-vous pour la deuxième dose s’en trouve également accélérée. Plus de 50 % des rendez-vous pour la deuxième injection sont réservés dans un délai inférieur à 28 jours entre les deux doses.

Ce rapprochement des deux injections s’inscrit dans une stratégie vaccinale davantage « flexible » pour cet été. L’objectif de la campagne est de prendre en compte les congés estivaux, afin qu’il soit possible d’être entièrement vacciné avant ou pendant les départs en vacances.

Cette stratégie s’inscrit également dans le cadre d’un besoin médical aujourd’hui clairement identifié : le variant Delta. Préoccupante au regard des risques qu’elle pose, cette nouvelle souche plus contagieuse est déjà majoritaire dans certains pays, tels que le Royaume-Uni, et progresse à une vitesse fulgurante en France — 20 % des nouveaux cas. Or, bien que ce variant ait un impact sur l’efficacité des vaccins, plusieurs constats sont à relever :

  • L’efficacité est réduite surtout après la première dose, et se maintient très bien après une vaccination complète : deux doses du vaccin de Pfizer contre le variant Delta ont une efficacité évaluée à 87,9 % (93,4 % contre le variant Alpha précédent).
  • Plus important encore, l’efficacité des vaccins contre les formes graves de la maladie se maintient à 96 % pour Pfizer, 92 % pour AstraZeneca, face à ce variant. De fait, en Israël, où la population est vaccinée (autour de 60 % du pays), le pic épidémique n’est pas encore accompagné d’un pic hospitalier ; les cas graves concernent essentiellement les personnes non encore vaccinées, notamment les plus jeunes.

Les situations au Royaume-Uni et en Israël nous montrent que la vaccination est une urgence pour freiner la propagation de ce variant et éviter les formes sévères de la maladie ; il s’agit tout à la fois de l’immunité individuelle et de l’immunité collective. Mais cela montre aussi que le schéma vaccinal complet, avec les deux doses, est plus que nécessaire.

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