Une étude menée sur deux groupes de 600 000 personnes montre que le vaccin de Pfizer est efficace à 94 % pour prévenir les infections symptomatiques. Ces données viennent d'être publiées dans une revue scientifique.

Israël fait partie des figures de proue de la vaccination contre le coronavirus dans le monde, en ayant vacciné, au 6 février 2021, 45,3 % de sa population totale avec une première dose et 29,7 % avec une seconde dose (respectivement 89.9 % et 80 % pour les personnes de plus de 60 ans). Un rythme rapide, qui vient de l’objectif du pays aux 9 millions d’habitants de vacciner entièrement la population des plus de 16 ans d’ici fin mars.

L’autorité sanitaire israélienne avait mis en ligne, dimanche 14 février 2021, une étude prépubliée visant à analyser l’efficacité du vaccin de Pfizer à court terme en Israël — le pays n’utilisant actuellement que ce vaccin. Ce mercredi 24 février, ces données ont été publiées dans la revue scientifique The New England Journal of Medicine, ce qui signifie qu’elles ont été relues et validées par un comité indépendant.

Le vaccin de Pfizer contre le coronavirus réclame deux doses. // Source : Pexels

Ce sont des données de grande ampleur, car à l’échelle de tout un pays. L’analyse se penche sur les données de 1,2 million de personnes, divisées en deux groupes de 600 000 personnes chacun ; un groupe vacciné, l’autre non.

Les infections symptomatiques réduites à 94 %

Les résultats de l’étude démontrent une réduction de 94 % après la deuxième dose dans le taux d’infection symptomatique dans le groupe des 600 000 personnes vaccinées, par rapport au groupe non vacciné. Par ailleurs, en cas d’infection, on relève une réduction de 92 % du nombre de formes sévères de la maladie Covid-19.

Ces chiffres sont cohérents avec la baisse des infections et des hospitalisations dues au coronavirus à partir de la mi-janvier en Israël, «  avec une réduction plus large et plus tôt parmi les personnes plus âgées » ainsi que dans les villes qui ont été précocement ciblées par la vaccination.

L’analyse se base sur des prélèvements PCR réalisés 7 jours après l’injection de la deuxième dose. Les conclusions vont gagner en précision au fil du temps, à mesure qu’il y aura de plus de recul après la deuxième injection. Une étude future incluant des dépistages réalisés 14 jours après la seconde dose du vaccin aura en effet bien plus de portée que celle-ci.

Les résultats fournis par cette étude ont, en tout cas, le mérite de donner un espoir concret sur l’utilité du vaccin Pfizer. Ils viennent s’ajouter à d’autres bonnes nouvelles autour de ce vaccin, comme une étude prépubliée montrant un impact significatif sur la transmission.

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