La célèbre comète de Halley atteint l’aphélie le 9 décembre 2023. Cela veut dire que la comète entame son voyage de retour vers la Terre. On pourra normalement la revoir en 2061.

Avez-vous déjà vu une comète à l’œil nu ? C’est un spectacle astronomique que l’on n’oublie pas. Voilà pourquoi chaque nouvelle comète prometteuse découverte suscite tant d’intérêt et d’enthousiasme. Mais, la plus connue de toutes les comètes est assurément la comète de Halley (officiellement nommée la comète 1P/Halley). Celles et ceux qui ont pu admirer son dernier passage en 1986 se le rappellent certainement. Bonne nouvelle : la comète de Halley s’apprête enfin à revenir vers la Terre.

La comète de Halley est au point culminant de son voyage dans le système solaire

Le samedi 9 décembre 2023, la comète de Halley passe à l’aphélie. On donne ce nom au passage d’une comète (mais aussi d’une planète, comme la Terre) au plus loin du Soleil. Ce moment sera, comme le souligne bien Universe Today, le « point culminant de son voyage de 75 ans à travers le système solaire ». L’aphélie de la comète de Halley sera très exactement atteinte à 2h, dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 décembre (heure de Paris). À ce moment-là, la comète sera à 5,3 milliards de km du Soleil, bien au-delà de l’orbite de Neptune.

La comète de Halley, identifiée par Edmond Halley en 1705, met plus précisément 76,1 ans à revenir dans les environs terrestres — c’est le temps qu’il lui faut pour boucler une orbite autour du Soleil. Son prochain passage au périhélie (le contraire de l’aphélie) est prévu pour 2061. Les plus chanceux peuvent donc espérer voir la comète de Halley 2 fois dans leur vie.

Tweet de l'astrophysicien français Eric Lagadec au sujet de la comète de Halley. // Source : Via X @EricLagadec
Tweet de l’astrophysicien français Eric Lagadec, au sujet de la comète de Halley. // Source : Via X @EricLagadec

La dernière fois que la comète Halley a été vue, c’était en 2003, mais ce n’était pas par un œil humain. Le Très Grand Télescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (ESO) avait pu imager la comète à une distance inégalée pour ce type d’objet céleste : elle se trouvait alors à 4 200 millions de km du Soleil. Aucun humain n’aurait pu la voir, sa luminosité étant 1 000 millions de fois plus faible que celle que l’œil nu peut percevoir.

La comète de Halley observée en 2003. // Source : ESO (annotation Numerama)
La comète de Halley observée en mars 2003. // Source : ESO (annotation Numerama)

Une belle comète, décisive pour les astronomes

Si la comète de Halley est si célèbre, ce n’est pas uniquement parce qu’elle est spectaculaire à observer lors de son périhélie. C’est aussi parce que les astronomes ont compris, grâce à elle, que les comètes pouvaient revenir nous rendre visite. Jusqu’aux travaux d’Edmond Halley, on pensait que les comètes ne passaient qu’une seule fois dans le système solaire. On sait aujourd’hui que des observations réalisées il y a plus de 2 000 ans peuvent être attribuées à des passages de la comète de Halley.

La comète de Halley est également fameuse, car elle est associée à deux belles pluies d’étoiles filantes : c’est le corps parent des Êta aquarides (survenant en mai) et des Orionides (en octobre). Lorsque nous observons des météores de ces deux essaims, nous voyons en fait des poussières de la comète de Halley.

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