Deathloop est un jeu qui peut paraître très étrange, de prime abord. Il s'articule autour d'une boucle temporelle aux règles un peu complexes. On vous explique tout (sans spoiler).

C’est ce mardi 14 septembre que sort Deathloop, nouveau jeu édité par Bethesda et proposé, pour le moment, sur PlayStation 5 et PC. Développé par Arkane Studios, il récolte les louanges de la presse, avec un score de 88 sur l’agrégateur Metacritic (dont un 5/5 dans nos colonnes). Ce succès critique va donc sans doute vous donner envie d’essayer.

Néanmoins, Deathloop n’est vraiment pas un jeu comme les autres. Il s’articule autour d’une boucle temporelle, qui force les joueuses et les joueurs à revivre toujours la même journée, jusqu’à trouver une solution (qui consiste à assassiner 8 cibles). Elle est régie par des règles à connaître, puis à s’approprier pour réussir. Vous craignez de ne rien comprendre ? Notre guide va vous aider.

Deathloop // Source : Bethesda

Comprendre les règles de Deathloop

Dans Deathloop, on incarne Colt, un homme bloqué sur une île plongée dans une bulle temporelle — laquelle est protégée par ses habitants (visiblement très heureux de revivre toujours la même journée).

Cette bulle temporelle impose la structure suivante :

  • Il y a quatre moments dans chaque journée : matin, midi, après-midi, soir ;
  • Il y a quatre zones sur l’île ;
  • Chaque zone affiche une ambiance et des événements différents en fonction du moment de la journée (ce qui donne en réalité 16 zones différentes) ;
  • Le temps ne défile pas quand on joue, seulement quand on passe d’une zone à l’autre ;
  • Il n’existe qu’une boucle parfaite pour terminer le jeu.

Dès lors, à chaque boucle, vous pouvez visiter quatre endroits différents à quatre moments différents. Vous pouvez décider d’arpenter toute l’île, ou vous concentrer sur un lieu précis dans le but de percer tous ses secrets. Vous avez la possibilité d’avancer manuellement le temps (par exemple pour passer directement du midi à l’après-midi), en fonction de ce que vous avez à faire.

Deathloop // Source : Bethesda

Ce qu’il faut faire pour terminer la boucle

Loin de nous l’idée de vous livrer toutes les clés pour terminer Deathloop (on vous laisse le plaisir de la découverte). On peut simplement vous rappeler que l’objectif principal est de tuer huit cibles désignées en une seule et même journée, sachant que certaines d’entre elles n’apparaissent qu’à certains moments et/ou à certains endroits. Pour y parvenir, il faut trouver toutes les étapes de la boucle parfaite, permettant de n’en louper aucune. C’est-à-dire en étudiant ces futures victimes pour tout connaître de leurs habitudes qui pourraient se transformer en pièges.

Ce qu’on garde d’une boucle à l’autre

Si chaque boucle est un éternel recommencement, on ne perd pas tout quand une nouvelle débute. Chaque savoir accumulé par Colt est conservé dans une base de données accessible à tout moment. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de revivre toujours les mêmes événements dans Deathloop, à partir du moment où on a récolté les informations essentielles qui y sont liées (exemple : le code d’une porte). Notez que les développeurs vous aident avec des quêtes à remplir. Elles servent de fil conducteur pour mieux s’y retrouver.

En revanche, les armes, pouvoirs et équipements ne sont pas conservés d’une boucle à l’autre — sauf à les « infuser », une possibilité offerte après quelques heures de jeu qui permet d’immortaliser des objets au moyen d’une monnaie virtuelle (à récolter en fouillant les décors).

Deathloop // Source : Bethesda

Explorer et lire un maximum

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Deathloop s’épanouit moins dans sa partie action. En réalité, c’est par l’exploration qu’il accroche la joueuse ou le joueur. Avec 16 terrains de jeu différents à arpenter, il y a matière à enquêter comme il se doit. C’est d’ailleurs le but : ici on tend l’oreille au cas où des ennemis partageraient une discussion intéressante, là on ramasse un document à lire. L’île regorge de pièces de narration à découvrir, ce qui donne naissance à une véritable enquête.

Blackreef est aussi une île remplie de raccourcis, grâce à une architecture bien pensée (aussi bien verticalement qu’horizontalement). Mais, bien sûr, charge à la joueuse ou au joueur de les dénicher.

Mourir n’est pas important

Colt est un héros très, très résistant. Par conséquent, une boucle ne peut se terminer que de deux façons : la fin de journée ou la mort prématurée (vous avez quand même droit à trois vies, pour chaque moment). Néanmoins, il faut garder en tête que mourir n’a rien de foncièrement grave dans Deathloop. Le trépas n’aura pour incidence que de lancer une nouvelle boucle, sans pénalité pour les indices récoltés précédemment. Cette spécificité encourage à expérimenter et à tenter des choses, parfois très risquées. De toute façon, pour réussir, il faut savoir sacrifier des boucles.

Action ou infiltration ?

En termes de gameplay, Deathloop est un héritier de la saga Dishonored — développée par le même studio. Cela permet à Colt de varier les approches. Vous êtes plutôt infiltration ? Vous pouvez aisément vous faufiler entre les ennemis. Vous préférez vous la jouer éléphant dans un magasin de porcelaines ? Entre les armes et les pouvoirs offensifs, Colt peut faire pleuvoir les assassinats. Aucune philosophie n’est vraiment meilleure que l’autre, et l’adaptation reste la clé. On aurait pu penser que l’infiltration serait bien plus sûre, mais l’intelligence artificielle (risible) des adversaires ne dissuadera pas celles et ceux qui préfèrent foncer tête baissée. D’autant que faire du bruit à un endroit n’attirera pas forcément les ennemis proches à venir voir ce qu’il se passe.

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