Une saison complètement délirante, où chaque épisode contient des moments mis en musique. Voici notre critique de la saison complète, sans spoiler.

La famille dysfonctionnelle d’Umbrella Academy est de retour sur Netflix ce 31 juillet 2020, pour une saison 2. Après avoir empêché une première apocalypse, les sept frères et sœurs se retrouvent projetés dans le passé pour gérer… une nouvelle apocalypse. Oui, encore, et si on ne peut évidemment rien vous dire sur celle-ci, une chose est sûre : on s’éclate à suivre cette nouvelle course contre la fin du monde, peut-être plus encore qu’avec la précédente.

L’intrigue et les personnages sont bizarres, et c’est génial

La première saison misait sur deux tableaux, à parts égales : le tragique et le fun. Dans ce nouveau chapitre, l’identité de la série se renforce clairement autour du fun. Des traits d’humour volontairement gênants, des personnages plus perchés que jamais et des séquences surréalistes s’invitent constamment dans le récit. Pour autant, on est bien loin d’une série qui dériverait dans l’enchaînement de gags insipides : le surréalisme imprègne l’intégralité de la narration, jusqu’à devenir tout bonnement le moyen d’expression de la série. Les séquences absurdes et délirantes n’arrivent pas artificiellement de nulle part, elles sont dans la continuité d’une véritable histoire : l’intrigue et les personnages sont bizarres, et c’est bien cela qui est génial.

Cette scène est particulièrement gênante, mais on ne peut pas vous dire pourquoi sans spoiler. // Source : Netflix

Cette saison 2 d’Umbrella Academy est donc un énorme délire, durant lequel on prend constamment plaisir. Le défaut est peut-être, justement, une perte en intensité dramatique, alors même que la saison 1 nous avait attaché aux personnages et à leurs intrigues individuelles ou collectives. Cette perte de vitesse intervient surtout en milieu de saison, quand le surréalisme s’intensifie tant et si bien que les enjeux perdent quelque peu en puissance — le compteur des morts sanglantes augmente un peu trop, en toute indifférence.

Les trois derniers épisodes rattrapent plus que largement le coup, notamment en se reposant sur l’histoire de Vanya, incarnée de manière toujours aussi excellente par Ellen Page, laquelle vous fera lâcher quelques larmes. Mais Klaus, Ben ou Allison vous feront vivre eux aussi quelques instants déchirants. Il faut d’ailleurs reconnaître à Umbrella Academy la volonté de fournir un traitement globalement égal à tous ses personnages ; aucun des sept membres de cette famille n’est moins attachant que les autres. Ils et elles ont toutes une histoire individuelle qui est approfondie à sa juste valeur.

Une série musicale, à sa manière

Dire que cette saison d’Umbrella Academy transforme l’apocalypse en une fête de tous les instants n’est pas forcément qu’une image. Chaque instant particulièrement important s’accompagne d’une séquence musicale, soit où les personnages se mettent à danser de manière parfaitement ridicule, soit où la musique accompagne, par exemple, une chorégraphie de combat. Cette idée permet aussi de créer une série faite de « moments », chacun avec sa propre musique.

Durant la précédente saison, les fans avaient été marqués par la fameuse « dance scene » où, sur une musique entraînante, les personnages se mettaient à danser bizarrement chacun de leur côté. La saison 2 est une succession de scènes comme celle-ci, offrant épisode après épisode une playlist dont vous aurez envie de réécouter les titres après le visionnage. Et étrangement, la répétition de la mécanique ne lasse pas.

Umbrella Academy, saison 2, sur Netflix depuis le 31 juillet 2020.

En bref

Umbrella Academy, saison 2

Note indicative : 4/5

La saison 2 d’Umbrella Academy mise pleinement sur la carte du fun, en offrant une course déjantée contre la fin du monde. Les personnages sont tous drôles et convaincants. Si le surréalisme peut parfois fait perdre en intensité aux enjeux, on reste captivés par l’intrigue. En bref, la saison est un gros délire, mais qui a le mérite de rester passionnant. La série semble aussi trouver son identité dans une succession de moments musicaux tout bonnement géniaux.

Top

  • La série trouve son identité dans le surréalisme
  • Belle playlist
  • La direction artistique est toujours aussi bonne

Bof

  • Le fun fait parfois perdre de leur intensité aux enjeux

Crédit photo de la une : Netflix

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