Alors que la rétrocompatibilité PS4 devait être l'un des arguments phares de la PlayStation 5, Sony ne la garantit pas (encore ?) à 100 %.

Sony a annoncé le lancement de sa PlayStation 5 — c’est désormais son nom officiel — pour la fin d’année 2020. Ce qui veut dire que l’on risque de recevoir beaucoup d’informations à son sujet dans les mois à venir. Mais alors que la rétrocompatibilité avec les jeux de la PlayStation 4 semblait actée d’entrée, les plans changeront peut-être d’ici la sortie. C’est en tout cas ce que suggère une interview accordée à Famitsu le 8 octobre 2019.

« Nous faisons de notre mieux pour que notre équipe de développement puisse assurer une rétrocompatibilité à 100 %. Nous sommes en train de vérifier. Merci d’attendre pour plus de détails à ce sujet », indique un porte-parole de Sony. Il semblerait que le constructeur veuille donc faire preuve de prudence avant de garantir une fonctionnalité complète.

The Last of Us Part II // Source : Naughty Dog

La PS5 rétrocompatible seulement partiellement ?

Les premiers détails sur la PlayStation 5 faisaient pourtant état d’une architecture commune avec la PlayStation 4, ce qui faciliterait grandement la rétrocompatibilité du catalogue. Sony a même vanté les temps de chargement largement plus courts sur la prochaine génération en réalisant un benchmark avec Marvel’s Spider-Man. Il serait donc très étonnant de voir la firme rétropédaler sur un argument qui ne pourrait être que partiel (au cas par cas). En juin dernier, le CEO Jim Ryan évoquait même une transition en douceur, notamment avec des sauvegardes compatibles d’une console à l’autre.

On rappelle que Microsoft a également promis de la rétrocompatibilité sur sa Xbox Scarlett — sans plus de précisions sur le catalogue prévu (on sait déjà que les accessoires Xbox One fonctionneront). On peut néanmoins faire confiance à la firme de Redmond, qui en a fait un argument de sa Xbox One, là où la PS4 n’a jamais su faire tourner un seul jeu PS3 autrement que par le PlayStation Now (en raison d’un changement complet d’architecture entre les deux générations).

Par le passé, Sony a déjà misé sur la rétrocompatibilité pour plaire aux joueurs : les premiers modèles de la PlayStation 3 étaient bel et bien capables de lire des titres PlayStation et PlayStation 2 (et la PS2 lisait les jeux PS1). Mais la multinationale avait vite abandonné cette fonctionnalité pour baisser le prix de sa console lancée à l’époque à 599 euros.

Partager sur les réseaux sociaux