Votre réveillon du Nouvel An est réglé comme du papier à musique. 20h pétantes, arrivée des invités. Apéro, puis gros repas pour accompagner les kilos pris à Noël. On discute de tout, de rien, politique surtout. Les dernières secondes de 2017 s'égrainent sur un air de Patrick Sébastien. Minuit pétante, on claque les bises puis les pétards pour faire plaisir aux enfants. Et la soirée se termine.

Bref, nous avons tous connu ça un jour ou l’autre. Nous compatissons.

Heureusement pour vous, après notre guide des beaux jeux pour Noël ou celui qui ravira les fans de Star Wars, nous vous avons préparé une sélection de jeux complètement idiots pour mettre l’ambiance tout au long de la soirée.

Qui dit jeu idiot ne dit pas mauvais jeu pour autant. Pas ici en tout cas, bien au contraire. Les jeux de cette sélection sont certes cons (pardonnez-nous le terme), mais ils sont surtout bons. Et, chose importante, tout le monde peut y jouer : enfants, adultes, même mamie un peu pompette.

Bref, les premières minutes de 2018 seront ludiques ou ne seront pas. Mais surtout, elles seront drôles. Tournez les serviettes !

Exploding Kittens

Exploding Kittens est issu d’une campagne de financement participatif durant laquelle il a récolté la bagatelle de… 8,7 millions de dollars. Oui, pour un jeu de cartes.

Ses règles sont d’une simplicité enfantine. À tour de rôle les joueurs piochent la première carte du paquet. S’il s’agit d’un chaton explosif, le joueur est éliminé. Sinon, il la garde en main. Et le dernier survivant remporte la partie. C’est tout ? Presque, car il y a quelques subtilités lui permettant de figurer dans cette sélection.

Exploding Kittens

Tout d’abord, avant de piocher une carte, le joueur actif peut en jouer une ou plusieurs de sa main s’il le souhaite. Cela peut être une divination, pour regarder discrètement les trois premières cartes de la pioche. Ou une attaque, obligeant le joueur suivant à jouer deux tours de suite, donc à piocher deux cartes, donc deux fois plus de risque de tomber sur un chaton fatal. Ou encore de voler une carte à un adversaire, etc. Mais attention, n’importe qui peut annuler votre action grâce à une carte NON. On confirme, c’est énervant. À moins d’annuler à votre tour son annulation. Jouissif.

Mais surtout, il est possible de retarder une explosion grâce à un kit de désamorçage. Chaque joueur commence la partie avec un de ces kits en main et il y en reste quelques-uns dans le paquet. Le joueur l’ayant échappé belle replace ce chaton explosif dans la pioche, secrètement, là où il le souhaite. Oui, c’est fourbe. Le mettrez-vous tout en haut de la pile pour piéger le joueur suivant ? Ou en deuxième position pour le duper ? Ou carrément tout en bas, pour faire utiliser leurs cartes inutilement aux suivants ?

Exploding Kittens

Exploding Kittens est simple, idiot, drôle et ça fonctionne. La tension va crescendo puisque, fatalement, plus la partie avance plus les probabilités de piocher un chaton explosif augmente. On charrie les autres, on les nargue, on se moque d’eux quand ils explosent. Bref, on se marre et ça tombe bien, c’est ce qu’on voulait. Les illustrations, d’inspiration LSD, sont drôles et plairont aux ados. Vous pourrez même y jouer jusqu’à neuf en combinant deux boîtes et chat n’en est que meilleur. Et l’application mobile est excellente.

  • Exploding Kittens est un jeu de Matthew Inman, Elan Lee et Shane Small
  • Illustré par Matthew Inman
  • Édité par Asmodee
  • Pour 2 à 5 joueurs à partir de 7 ans
  • Pour des parties d’environ 15 minutes
  • Au prix de 17,90 € chez Philibert

Ouga Bouga

Qui n’a jamais rêvé d’être dans la peau d’un homme préhistorique et de pousser des cris et des grognements à gorge déployée ? Ça tombe bien, c’est ce que vous propose Ouga Ouga. Mais autant vous l’avouer tout de suite : nous sommes plus proche de l’ambiance de RRRrrrr ! ! ! que de la Guerre du feu. Guy.

Le clan tout entier est réuni pour désigner son nouveau chef, celui ou celle qui parlera mieux que les autres. Une sorte de clash des cavernes.

Le premier joueur commence par poser une carte au centre de la table. Sur chacune est inscrit un mot, ou plutôt un son : AKA, SKA, MITI, etc. Il émet ce son, pointe un autre joueur du doigt et dit HA. C’est ensuite à ce dernier de jouer. Lui aussi pose une carte par-dessus la précédente, dit le premier puis le second mot, pointe un adversaire et dit HA.

Ouga Bouga

Et ainsi de suite, chaque joueur doit se remémorer les cartes déjà posées et les énumérer dans le bon ordre. Dès que quelqu’un se trompe, et ça arrive souvent, les joueurs s’en rendant compte le huent d’un HO moqueur. Il ramasse le tas de cartes et une autre manche commence. Quand la pioche est vide, le joueur ayant le moins de cartes remporte la partie.

Plutôt qu’un mot, certaines cartes désignent une action : taper du poing sur la table, frapper dans ses mains, tirer la langue ou répéter ce qu’on vient de faire. C’est très amusant, mais monte la difficulté d’un cran, car les actions coupent littéralement le rythme de la partie.

Ouga Bouga

Ouga Bouga est idiot, régressif, mais terriblement drôle. Ses règles sont immédiatement comprises par tout le monde. Il est bruyant, parfait pour jouer en groupe et réveiller une soirée. En plus, il est encore plus drôle après quelques verres de liqueur de mammouth (ou de champagne, mais c’est moins thématique).

  • Ouga Bouga est un jeu de Daniel Quodbach et Bony
  • Illustré par Bony
  • Édité par Cocktail Games
  • Pour 3 à 8 joueurs à partir de 7 ans
  • Pour des parties d’environ 15 minutes
  • Au prix de 9,90 € chez Philibert

Sticky Chameleons

Certes, c’est agréable d’être entouré de sa grande famille de caméléons pour affronter les prédateurs ou discuter le soir avant de dormir. Par contre ça l’est beaucoup moins quand vient l’heure du repas et que toutes ces langues gluantes se mélangent pour attraper l’insecte le plus appétissant.

Sticky Chameleons

Voilà, la thématique de Sticky Chameleons est posée. Chaque joueur est un caméléon (Tu es un caméléon ! Tu es un caméléon !) muni d’une langue collante et gluante, à la manière des mains collantes bien connues des enfants des années 80-90.

Au milieu de la table, différentes espèces d’insectes de couleurs variées. Un joueur lance deux dés : l’un indique le type de proie à attraper, l’autre sa couleur. Les joueurs tentent alors, tous ensembles, d’attraper la cible à l’aide de leur langue collante. Dès qu’un joueur y parvient, il décolle rapidement la victime et la repose sur la table. Il gagne ainsi un jeton miam miam. Le premier à cinq remporte la partie.

Mais attention, si un jeton guêpe, disséminé sur la table, est accroché à votre langue, dommage pour vous, pas de miam miam. De même, rien n’empêche un adversaire de vous dérober votre proie tant que vous ne l’avez pas décrochée. Merci la vie en communauté.

Sticky Chameleons

Comme pour les autres jeux de cette sélection, aucun quiproquo possible : Sticky Chameleons est un jeu idiot. Mais dans le bon sens du terme : c’est drôle, totalement régressif, nerveux et ça met un joyeux bazar bien sympathique. C’est sans doute le jeu de cette liste qui plaira le plus aux enfants. Mais aussi aux grands ayant gardé leur âme de gamin. En plus, chacun a sa chance de gagner, les spécialistes du lancer de langue collante étant assez rare. Slurp !

  • Sticky Chameleons est un jeu de Théo Rivière
  • Illustré par Rémy Tornior
  • Édité par Iello
  • Pour 2 à 6 joueurs à partir de 6 ans
  • Pour des parties d’environ 15 minutes
  • Au prix de 14,50 € chez Philibert

Tokyo Train

Les touristes affluent par millions toute l’année à Tokyo. Bizarrement, ils arrivent toujours par groupe de six, chacun habillé d’une couleur différente (rose, bleu, rouge, etc.). Malheureusement ces gaijins ne comprennent rien à la rigueur japonaise et s’installent n’importent où dans le train. Heureusement, les agents veillent, toujours par équipe de deux : les contrôleurs, qui donnent les instructions, tous assis d’un côté de la table, et de l’autre leurs coéquipiers, qui déplacent les touristes. Entre les deux, les cartes touristes disposées aléatoirement

Tokyo Train

Au top, les contrôleurs donnent des indications pour permettre à leur coéquipier de placer les touristes selon leur position indiquée sur une carte Compartiment, identique pour toutes les équipes. Par exemple le touriste rose en haut à gauche, le bleu à côté, le vert en dessous, etc. Évidemment, seuls les contrôleurs voient le compartiment. Mais attention, et c’est tout le sel du jeu, pas n’importe quelles indications.

Premièrement il est quasiment interdit de parler. Les seuls mots autorisés, à sonorité japonaise (Kyokuchite, Nayamigoto, etc), sont indiqués sur une carte et représentent chacun une couleur. Bien sûr, les membres d’une même équipe disposent de mots identiques, mais ils sont totalement différents d’une équipe à l’autre. Vicieux. Deuxièmement, il est permis de faire trois gestes : pour un échange horizontal, pour un petit échange vertical et pour un grand échange vertical.

Au top donc, tout le monde joue ensemble et les contrôleurs tentent de faire comprendre à leur coéquipier comment déplacer les touristes grâce aux gestes et aux mots-clé. Dès qu’une équipe parvient à réaliser le positionnement correct elle crie TOKYO TRAIN et remporte un point. On joue ainsi durant sept manches et l’équipe totalisant le plus de points l’emporte.

Tokyo Train

Tokyo Train est un jeu totalement délirant, ultra-speed, dans lequel les gesticulations et les cris d’un côté de la table font face à des visages d’incompréhension totale de l’autre. Et même si c’est un jeu (paraissant) totalement idiot, comme les autres de la liste, on ressort exténué de la partie, les neurones n’étant pas mis au repos, loin de là. Après quelques parties, vous pourrez même introduire quelques variantes bien rigolotes : des cartes dans d’autres langues que le japonais (finnois, russe, polonais, etc.) et d’autres indications que les gestes pour décrire les mouvements (frapper dans ses mains, grimacer, tourner sur soi-même, etc.). Avec Tokyo Train vous allez voyager, au moins linguistiquement.

  • Tokyo Train est un jeu de Walter Obert
  • Illustré par Stivo
  • Édité par Cocktail Games
  • Pour 4 à 8 joueurs à partir de 8 ans
  • Pour des parties d’environ 10 minutes
  • Au prix de 9,90 € chez Philibert

Mais encore

Si vous cherchez des jeux un peu moins wtf que ceux présentés ici, n’hésitez pas à consulter nos précédentes recommandations ludiques.

Citons en vrac Qui Paire Gagne, Profiler ou Déclic qui finissent toujours en fous rires. Codenames et Imagine, incontournables pour jouer en groupe. Pourquoi pas Dixit ou Feelings, pour une ambiance plus feutrée. Ou carrément Galèrapagos si votre truc c’est plutôt les coups bas et les trahisons. Ambiance garantie !

Et si vous avez la chance de fêter le réveillon sous un climat doux, pourquoi ne  pas essayer le Mölkky ? Vous pourrez même y jouer une coupe de mousseux à la main.

Enfin bref, quels que soient les jeux que vous choisirez, ils vous permettront de passer une agréable soirée, drôle ou sérieuse, entre amis ou en famille. Bonne année !

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Article publié initialement le 30 décembre 2017

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