Découvrez chaque semaine un jeu de société que nous avons sélectionné pour vous (avec amour et passion). Cette semaine, c'est Dixit qui est à l'honneur.

Quand on pense jeu de société, on pense bluff, affrontement, stratégie, coup bas. Plus rarement poésie. Et pourtant…

Dans Dixit, les joueurs ont six cartes en main, toutes uniques et richement illustrées.

À chaque tour, l’un d’eux est le conteur. Il sélectionne une de ses cartes, sans la montrer aux autres, puis énonce à haute voix une phrase en rapport avec ce choix.

Il peut s’agir d’un ou plusieurs mots, d’une onomatopée, d’un extrait de poème ou de chanson, d’un titre de film ou de roman… peu importe.

Les autres examinent leurs cartes puis choisissent celle qui se rapproche au mieux de l’indice du conteur.

Toutes sont mélangées, y compris celle du conteur, puis étalées face visible.

Dixit

Commence alors la phase de vote, où chacun sélectionne secrètement la carte qu’il pense être celle du conteur.

Si l’indice était trop évident et que tout le monde l’a trouvée, le conteur ne marque aucun point et les autres en marquent deux. Il en va de même avec un indice trop capillotracté que personne n’a compris. Dans les autres cas, le conteur marque trois points tout comme les joueurs ayant retrouvé son image. Et si un joueur parvient à berner quelqu’un avec sa propre image, il gagne un point.

On complète sa main, le joueur suivant devient conteur et ainsi de suite jusqu’à épuisement des cartes. Le joueur le plus avancé au score remporte la partie.

Pourquoi c’est bien

« Magnifique » est le qualificatif qui revient immanquablement. En effet, Dixit se rapproche autant d’une œuvre d’art que d’un jeu de société, tant les illustrations sont belles et rafraîchissantes, tendres par moment, souvent mélancoliques. C’est un jeu poétique, onirique, avec ses pions en forme de lapins progressant sur des nénuphars. On nage en plein conte pour enfants.

Le système d’attribution des points oblige à se creuser quelque peu la tête pour proposer un indice ni trop évident, ni trop compliqué. Petit à petit, on distingue quelques similitudes dans les illustrations : des thèmes récurrents, qui, quand le hasard s’en mêle, permettent des situations cocasses où la carte d’un autre joueur correspond nettement plus à la proposition du conteur que la sienne.

Les surprises sont souvent nombreuses au dépouillement et chacun y va de son explication du pourquoi de son choix. Bref, la convivialité est de mise.

Dixit

Indéniablement à classer dans les jeux d’ambiance, Dixit n’est pourtant pas sujet à de fréquents fous rires. L’atmosphère est feutrée et c’est la réflexion, la discussion et les échanges entre les participants qui le rendent unique.

Il faut savoir s’adapter aux autres joueurs. On ne fait pas les mêmes propositions entre adultes qu’avec des enfants ou des personnes âgées. Mais prendre en compte leurs cultures, leurs expériences et leurs connaissances fait aussi partie intégrante du jeu. En tout état de cause, Dixit est jouable auprès de tous les publics.

Les illustrations sont belles et rafraîchissantes, tendres par moment, souvent mélancoliques

Les différents jurys ne s’y sont pas trompés, le jeu ayant obtenu toutes les récompenses ludiques. Grâce aux ventes dépassant le million d’exemplaires, des extensions continuent de voir le jour. Chacune propose de nouvelles illustrations, à jouer indépendamment ou en combinaison avec les cartes de base. Les goûts étant personnels, nous ne saurions laquelle vous conseiller. Heureusement, elles ont toutes en commun d’être superbement illustrées, par un artiste différent à chaque fois, leur permettant d’avoir une spécificité graphique, donc ludique, propre.

Bref, Dixit est un jeu convivial, familial, frais et poétique ; un indispensable.

  • Dixit est un jeu de Jean-Louis Roubira
  • Illustré par Marie Cardouat
  • Édité par Libellud
  • Pour 3 à 6 joueurs à partir de 8 ans
  • Pour des parties d’environ 30 minutes
  • Au prix de 26,90 € chez Philibert

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