La série créée par Simon Barry (ex-Continuum), avec Alba Baptista dans le rôle titre, excelle dans le second degré… tout en livrant une aventure plaisante à suivre. Un cocktail du feu de dieu.

Oui, des nonnes guerrières, sur le papier, un tel pitch peut faire craindre le pire. Et pourtant : la saison 1 de Warrior Nun, sur Netflix, était une bonne surprise. En épousant sa propre absurdité avec du second degré, tout en livrant un récit malgré tout très bien mené, la première salve d’épisodes parvenait à nous faire aimer la série… à notre propre étonnement.

La saison 2, disponible depuis ce jeudi 10 novembre sur Netflix, fait-elle perdurer la magie ? La réponse est oui. Même si l’univers loufoque de Warrior Nun n’est plus une découverte, le plaisir de suivre les aventures des Sœurs Guerrières de l’Ordre de l’Épée Cruciforme (on n’invente rien) est toujours au rendez-vous.

Alba Baptista en Ava, dans la saison 2 de Warrior Nun. // Source : Netflix
Alba Baptista en Ava, dans la saison 2 de Warrior Nun. // Source : Netflix

Alba Baptista toujours aussi drôle

L’héroïne reste Ava en cette saison 2. La série commençait par sa résurrection. Tétraplégique, elle venait de mourir mystérieusement et d’être transportée dans la morgue d’une Église, lorsque des sœurs guerrières entraient dans l’établissement pour se protéger d’une offensive. L’une d’entre elles était alors touchée, mais elle était aussi porteuse d’un étrange artéfact : le Halo. Or, celui-ci doit absolument être transmis à la mort de sa porteuse. Dans la panique, une sœur le cachait alors dans le corps d’Ava. Soudainement revenue à la vie, celle-ci s’enfuyait… tout en se découvrant des pouvoirs surnaturels surpuissants. À cela s’ajoutait ensuite des forces du mal à combattre, mais aussi une mégacorporation cherchant à percer à jour les mystères de la religion à l’aide des sciences et technologies. La saison 1 s’achevait en queue de poisson, s’arrêtant au beau milieu d’une scène d’action.

C’était le caractère tout à fait unique — car improbable — du récit qui donnait tout son sel à Warrior Nun, lors de la saison 1. Certes, la seconde salve d’épisodes éclipse en partie la surprise, puisqu’on est maintenant habitués à voir des nonnes sortir des épées pour combattre des démons ou à les voir survivre à dix impacts de balles. Mais, rien à faire, Warrior Nun reste un cocktail explosif et Alba Baptista est toujours aussi drôle, à l’image aussi des autres sœurs. Ces dernières prennent d’ailleurs un peu plus de place — notamment Béatrice dont le personnage n’était pas assez mobilisé en saison 1 et qui, maintenant, développe sa relation avec Ava.

Soeur Béatrice dans la saison 2. // Source : Netflix
Soeur Béatrice dans la saison 2. // Source : Netflix

La saison 2 reprend les mêmes codes : scènes badass dans des couloirs (souvent en présence de Sœur Béatrice), démons, équipements scientifiques qui mènent vers l’au-delà, dialogues hilarants. Finalement, en ne se prenant jamais vraiment au sérieux, Warrior Nun réussit là où beaucoup de séries tombent à plat. On pardonne tout à Warrior Nun, car l’œuvre, narrée à la première personne par son héroïne, s’amuse avec nous. L’aventure en elle-même, qui mélange technologie et religion, n’en demeure pas moins bien construite.

Entre Buffy et Wynonna Earp

Entre Buffy et Wynonna Earp, c’est un bonbon. On appréciera par ailleurs que la saison 2 s’achève sur une véritable fin à l’intrigue démarrée en début de série. On sait que ce type de production ne parvient jamais bien longtemps à survivre — et il est bon de lui garantir une potentielle conclusion. La fin reste toutefois ouverte pour une nouvelle aventure.

Warrior Nun, saison 2, sur Netflix.