C’est officiel, Emmanuel Macron sort vainqueur de cette présidentielle 2022, face à Marine Le Pen.

Le résultat de 20h est tombé : Emmanuel Macron est réélu président de la République à l’issue de cette élection présidentielle 2022, avec 58,2 % des suffrages. Marine Le Pen, perdante, est à 41,8 %. Ce sont, à cette heure, des estimations — les chiffres peuvent encore évoluer.

Quelle différence avec 2017 ?

Lors de l’élection 2017, il y avait 32,20 points d’écart entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Lors de ce deuxième affrontement, en 2022, l’écart est légèrement moins élevé — il sera plus précis lors du résultat pleinement définitif.

Rappelons qu’en 2002, lorsque l’extrême-droite était arrivée au second tour en opposant Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, l’écart était de 64,42 points.

Macron / Le Pen présidentielle
Les deux finalistes de la présidentielle 2022. // Source : Montage Numerama

L’enjeu du Premier ministre

Malgré la réélection du président, ce n’est pas tout à fait terminé. Pour que le pouvoir exécutif puisse agir selon son programme, il faut que le pouvoir législatif suive — c’est-à-dire que l’Assemblée nationale vote les lois voulues. C’est pour cette raison qu’en cas d’élection présidentielle, l’élection législative ensuite est déterminante et peut changer le paysage politique. Cette élection aura lieu les dimanches 12 et 17 juin 2022.

Elle est présentée comme une sorte de « 3e tour », en particulier par Jean-Luc Mélenchon qui était arrivé troisième du 1er tour. « Je demande aux Français de m’élire Premier ministre », a-t-il déclaré, afin de voter pour une « majorité d’insoumis et de membres de l’union populaire ». Car le Premier ministre doit être issu de la majorité siégeant à l’Assemblée nationale.

De son côté, dans l’entre-deux tours, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur d’un Premier ministre directement chargé du climat, et de la « planification écologique ». Une façon pour lui de reverdir son image, étant donné que les programmes de Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot étaient ceux qui répondaient le plus concrètement à l’urgence environnementale ; après, en plus, un 1er tour marqué par le faux pas de Jean Castex qui a pris un jet (très polluant) pour aller voter.