Les quatre principaux opérateurs sont désormais dans les starting-blocks. Le régulateur des télécoms annonce que Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile ont chacun déposé un dossier de candidature pour des fréquences 5G. Le verdict sera connu dans quelques semaines.

Elles seront donc quatre sur la ligne de départ pour à la course la 5G. L’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) a dévoilé le 26 février la liste des entreprises qui ont déposé un dossier pour obtenir des fréquences dans la bande dite 3,5 GHz, qui sera la première à servir pour fournir de l’ultra haut débit mobile en France. Ces sociétés sont Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile.

La participation de ces quatre opérateurs à la procédure d’attribution des fréquences était cousue de fil blanc. Cela faisait plusieurs mois déjà que les états-majors de chacun de ces grands groupes faisaient part de leur intérêt pour la 5G, lors d’interventions dans la presse, de communiqués et d’évènements en tout genre. Sans parler du fait que tous mènent des tests expérimentaux depuis quelques années.

L’officialisation de ces quatre candidatures ne signifie pas que le déploiement de la 5G peut démarrer en France ni même que l’affaire est entendue. Désormais, c’est une phase d’instruction des dossiers qui s’ouvre, menée par l’ARCEP, afin de s’assurer que tout est conforme à sa volonté et que les obligations de couverture associées à la distribution de fréquences seront bien respectées.

Parmi les obligations figure celle du déploiement équitable entre les territoires, afin de ne pas se focaliser sur les grandes villes. // Source : Jeanne Menjoulet

Deux phases pour distribuer les fréquences

Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile, qui disposent déjà de licences pour utiliser des fréquences pour acheminer des communications en 2G, 3G et 4G, devraient réussir en principe à valider cette étape, éventuellement au prix de quelques ajustements si jamais il est constaté des insuffisances. À l’issue, chaque opérateur repartira avec un bloc de 50 MHz, au prix unitaire de 350 millions d’euros.

Une fois cette étape passée, une seconde phase de distribution de fréquences aura lieu, via des lots de 10 MHz vendus à partir de 70 millions d’euros chacun. Les opérateurs pourront concourir librement, mais il est prévu des règles pour éviter qu’un seul candidat n’accapare plus de 100 MHz en cumulé, en comptant le bloc de 50 MHz. En clair, donc, un opérateur pourra concourir au maximum sur cinq blocs de 10 MHz.

L’instruction de l’ARCEP doit durer environ trois semaines,, avec la publication des lauréats en mars. Ensuite, en avril, s’ouvrira la phase d’enchère pour les blocs de 10 MHz. Viendra alors une autre étape, qui durera encore quelques semaines, visant à placer les lauréats sur la bande 3,5 GHz. L’ARCEP vise juin comme échéance pour délivrer les autorisations. Ensuite, le déploiement de la 5G pourra démarrer.

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Article publié initialement le 26 février 2020 et mis à jour le 29 septembre 2020

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