En réponse au président américain, qui a accusé Facebook d'être « anti-Trump », Mark Zuckerberg s'est défendu de tout biais partisan sur la plateforme. Le fondateur du réseau social en a profité pour s'excuser d'avoir jugé « folle » l'idée que les fake news diffusées sur Facebook ont pu influencer l'élection présidentielle de 2016.

Alors que Facebook — comme Twitter et Google — est appelé à témoigner devant le Congrès au sujet de son rôle potentiel dans la campagne d’influence russe menée pendant la présidentielle américaine de 2016, le réseau social a fait l’objet d’une attaque directe de Donald Trump mercredi 27 septembre.

Sur Twitter, le président américain a en effet accusé la plateforme de compter parmi ses opposants : « Facebook a toujours été anti-Trump. Les chaînes ont toujours été anti-Trump, d’où les fake news. Le New York Times (qui s’est excusé) et le Washington Post étaient anti-Trump. Collusion ? »

« Je le regrette »

Une accusation que Mark Zuckerberg n’a pas tardé à démentir sur Facebook : « Trump dit que Facebook est contre lui. Les libéraux disent qu’on a aidé Trump. Les deux camps s’agacent d’idées et de contenu qu’ils n’aiment pas. C’est à ça que ressemble une plateforme pour toutes les idées. ». Sans mentionner le problème bien connu des bulles de filtrage.

Le fondateur et patron de Facebook profite surtout de ce message pour reconnaître le rôle joué par Facebook dans l’élection, mais en le minimisant au possible, en affirmant notamment que « les campagnes [des candidats] ont dépensé des centaines de millions [de dollars] sur des publicités en ligne pour faire connaître leur message au plus grand nombre, ce qui est 10 00 fois plus que toute publicité à problème que nous avons trouvée.  » Il ne manque pas non plus de rappeler que Facebook a incité ses utilisateurs à aller s’inscrire pour voter.

Mark Zuckerberg admet en revanche avoir commis une erreur au lendemain de la victoire de Trump, lorsqu’il avait nié la moindre influence exercée par les fake news propagées sur le réseau social : « Après l’élection, j’ai dit que l’idée selon laquelle les mauvaises informations diffusées sur Facebook ont pu influencer le résultat de l’élection était, à mes yeux, folle. La qualifier de ‘folle’ était méprisant et je le regrette, l’enjeu est trop important pour se montrer dédaigneux. » Difficile, toutefois, de tenir un autre discours alors que Facebook a récemment reconnu l’existence de près de 3 000 publicités ciblées russes diffusées pendant la campagne.

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