Abandonner TouchID ? Passer le capteur d'empreintes digitales derrière l'iPhone ? Ou alors, changer complètement de déverrouillage biométrique ?

Quand Apple a sorti la technologie TouchID avec l’iPhone 5S, le constructeur répondait à un besoin précis pile sur la ligne entre sécurité et confort d’utilisation. En effet, la plupart des utilisateurs n’utilisaient pas de code du tout pour déverrouiller leur smartphone : l’utilisation de TouchID étant conditionnée à l’ajout d’un code, le taux de verrouillage un poil plus sûr des smartphones a explosé. La biométrie n’est jamais la meilleure solution pour sécuriser un appareil, mais c’est au moins un moindre mal qui apporte un début de sécurité.

Problème : comme Samsung, Apple aurait des problèmes avec le prochain iPhone. En effet, s’il doit avoir un écran qui prend toute la surface de l’iPhone, le bouton Home doit devenir virtuel — et TouchID disparaît avec lui. La première solution serait celle d’un capteur à ultrasons sous l’écran, mais la technologie ne semble pas encore prête à être déployée à grande échelle — les premiers tests montrent un appareil utilisable mais particulièrement lent.

iphone 6

La deuxième option qui nous vient de Bloomberg est aussi au rang des rumeurs : Apple pourrait proposer un nouveau moyen d’identification biométrique — avec votre visage. La technologie développée pourrait être capable de conserver une sorte d’image en 3D de votre tête qui garantirait un niveau de sécurité suffisant pour les standards de Cupertino. Cela ne sera jamais infaillible, bien entendu, mais connaissant le côté méticuleux d’Apple sur ces questions, on peut leur laisser le bénéfice du doute.

Ce qui est plus problématique en revanche, ce serait l’ergonomie d’un tel dispositif. Contrairement au capteur d’empreinte qui termine toujours sous le pouce, un système permettant de déverrouiller un smartphone en reconnaissant un visage ou des yeux a quelques défauts évidents. Sur le Galaxy S8, le scanner d’iris hérité du Note 7 est par exemple toujours bien plus lent que le capteur d’empreintes et a besoin d’un angle qui n’est pas naturel pour fonctionner parfaitement. La reconnaissance faciale, qui avait déjà été testée sur Android et sur Windows a également un problème intrinsèque : dans la nuit ou l’obscurité, c’est compliqué.

Jusqu’à aujourd’hui — et pour en avoir testé des dizaines depuis plusieurs années –, aucun de ces systèmes qui repose sur le visage n’a réussi à nous convaincre dans un usage quotidien comme TouchID et les capteurs d’empreinte sous Android de dernière génération nous ont convaincu. Réponse en septembre.

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