L'enquête menée par SpaceX a permis de comprendre que ce sont la température et la pression lors du chargement de l'hélium dans le réservoir d'oxygène liquide de la fusée Falcon 9 ont été responsables de la formation d'une brèche qui a fait exploser la fusée, le 1er septembre dernier.

Vous pouvez remettre au placard toutes vos hypothèses de sabotage. Ce n’est ni un OVNI qui a détruit la fusée spatiale Falcon 9 de SpaceX (si, certains le croyaient), ni un tir de sniper, ni une bombe posée par des adversaires d’Israël. SpaceX a finalement réussi à reproduire les conditions d’un incident faisant exploser sa fusée, et elles n’ont rien à voir avec une intervention extérieure.

La firme d’Elon Musk a en effet mis à jour sa page de suivi de l’enquête sur l’accident du 1er septembre dernier, pour annoncer qu’elle avait réussi à affiner ses précédentes conclusions. Le mois dernier, SpaceX avait déjà expliqué que l’incident s’était produit en raison d’une brèche dans le système de pressurisation à l’hélium du réservoir d’oxygène liquide, sans comprendre comment une telle brèche avait pu apparaître. Désormais, l’entreprise sait que la faille peut se produire lors du remplissage du réservoir d’hélium.

«  L’attention a continué à se préciser vers l’un des trois récipients composites sous pression enveloppés (COPVS) à l’intérieur du réservoir de LOX (oxygène liquide, nldr) », écrit SpaceX. « À travers des tests intensifs au Texas, SpaceX a démontré qu’il peut re-créer une défaillance du COPV entièrement à travers les conditions de chargement de l’hélium. Ces conditions sont principalement affectées par la température et la pression de l’hélium qui est chargé ».

L’entreprise n’a pas encore identifié « la cause racine », donc certainement ce qui fait que l’hélium n’a pas été chargé à la températures et à la pression nominales, mais elle sait désormais que c’est là dessus qu’elle doit porter toute son attention. SpaceX va « développer des conditions de chargement de l’hélium améliorées » pour que l’incident ne puisse pas se reproduire, et espère reprendre ses tests de la fusée dans les prochains jours, avant de lancer un nouveau vol commercial.

Le premier lancement depuis l’accident est espéré d’ici la fin de l’année.

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