SpaceX a identifié 17 soucis à corriger avant le troisième vol du Starship. Sept concernent l’étage du bas, 10 l’étage du haut. Des mesures correctives sont requises avant tout feu pour un nouvel essai, espéré au mois de mars.

On ne connaît pas encore précisément la date du troisième vol du Starship, mais on sait désormais le travail que SpaceX doit accomplir pour améliorer sa fusée. 17 faiblesses ont été identifiées depuis le deuxième essai, qui a eu lieu en novembre 2023. SpaceX doit les corriger avant de pouvoir déposer une nouvelle demande de tir.

Ces 17 actions à mener sont presque équitablement réparties entre le Super Heavy, qui constitue le premier étage du lanceur, et le Starship, qui en est le sommet. Pour l’étage du bas, 7 mesures ont été identifiées. Concernant le segment supérieur, il y en a 10. Le détail a été donné par l’administration de l’aviation civile aux États-Unis (FAA).

Les améliorations à faire sur le Starship

Pour le Super Heavy, cela inclut :

  • la conception du matériel afin d’améliorer la filtration du réservoir et de réduire les projections ;
  • la mise à jour de la modélisation du système de commande du vecteur de poussée ;
  • la réévaluation des analyses du moteur sur la base des données [du deuxième vol] ;
  • la mise à jour des algorithmes de commande du moteur.
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Le décollage du Starship, lors du deuxième vol. // Source : SpaceX

Du côté du Starship, il est question de :

  • la conception du matériel visant à accroître la robustesse et à réduire la complexité ;
  • des modifications du matériel visant à réduire les fuites ;
  • des modifications opérationnelles éliminant les décharges d’ergols avant la coupure du deuxième moteur ;
  • des mises à jour de l’analyse d’inflammabilité ;
  • l’installation d’une protection supplémentaire contre les incendies ;
  • la création d’orientations analytiques ;
  • l’exécution d’une analyse des charges transitoires ;
  • des mises à jour de la modélisation.

Ces éléments ont été communiqués dans un point d’étape de la Federal Aviation Administration, le 26 février, et repris par Techcrunch. Il a été précisé que la FAA a terminé son examen de l’enquête menée par SpaceX. Les conclusions de l’entreprise américaine ont été acceptées, comme les raisons de la perte du lanceur et les ajustements à mener.

Les raisons de la perte du lanceur ont été élucidées

Sur Twitter, SpaceX a pris la parole le 26 février pour affirmer que le deuxième vol « a permis de franchir plusieurs étapes importantes, et les enseignements tirés ont permis d’apporter des améliorations aux véhicules lors du troisième vol ». Sur son site, la société a aussi partagé les raisons de la défaillance du tir de novembre.

Concernant le Super Heavy, la cause la plus probable de sa perte « était le blocage d’un filtre à l’endroit où l’oxygène liquide est fourni aux moteurs ». Cela a « entraîné une perte de pression d’entrée dans les turbopompes d’oxydation des moteurs, qui a fini par provoquer une défaillance d’un moteur ».

63 corrections étaient requises pour le 2e vol. 17 le sont pour le 3e.

Pour le Starship, « une fuite dans la section arrière du vaisseau spatial […] a provoqué une combustion et des incendies qui ont entraîné une perte de communication entre les ordinateurs de vol du vaisseau spatial ». Résultat : une violation des règles de la mission, et le système autonome de sécurité s’est enclenché pour détruire le véhicule.

SpaceX ajoute que des modifications ont d’ores et déjà été mises en œuvre pour corriger ces problèmes. De fait, le groupe fondé par Elon Musk a bien progressé depuis le début de ses essais. En effet, entre le premier et le deuxième lancement, il fallait appliquer 63 mesures correctives. Il y en a presque quatre fois moins maintenant.

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