SpaceX a procédé à la mise à feu statique du premier étage de sa fusée Falcon 9, qui a déjà été utilisé lors d'une précédente mission. Une étape importante pour l'entreprise, qui veut pouvoir compter sur des composants réutilisables.

C’est vraisemblablement à la fin du mois de février que SpaceX procédera enfin pour la toute première fois à la mise en orbite d’un satellite avec un lanceur partiellement recyclé. À cette occasion, l’entreprise américaine fondée par Elon Musk en profiterait pour expédier le satellite SES-10, dont le lancement est justement programmé pour le premier trimestre 2017.

En attendant le jour J, SpaceX affine ses tests. En fin de semaine dernière, la société procédait à un test d’allumage du réacteur sur son banc d’essais localisé à McGregor, au Texas. Il s’agissait de vérifier le bon fonctionnement du premier étage de sa fusée Falcon 9, qui a déjà servi lors de la mission CRS-8 qui consistait à ravitailler la station spatiale internationale le 8 avril 2016.

C’est en août 2016 que SpaceX et l’opérateur de satellites SES ont conclu un accord visant à utiliser une fusée Falcon 9 avec un premier étage ayant déjà servi pour mettre sur orbite le futur satellite SES-10, dont le rôle sera d’arroser l’Amérique latine et de remplacer par la même occasion les satellites AMC-3 et AMC-4. Et selon Spaceflight Now, la mission dédiée à SES-10 aura lieu fin février.

SpaceX considère que des premiers étages réutilisables lui permettront de réduire encore plus ses coûts et sa grille tarifaire. C’est pour cette raison que la firme dépense beaucoup d’énergie pour développer un savoir-faire pour récupérer sans encombre certaines parties des fusées qu’elle envoie dans l’espace. Et pour l’heure, le plan de SpaceX fonctionne.

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