Le patron d'Airbus souhaite que son groupe expérimente les premiers prototypes de « voitures volantes » d'ici le mois de décembre 2017.

Blade Runner, Le 5ème Élément, Men in Black, Retour vers le Futur, Judge Dredd… au cinéma comme ailleurs, les œuvres de science-fiction sont innombrables à dépeindre des mondes futuristes peuplés de voitures volantes qui se déplacent en suivant des couloirs aériens aménagés entre les gratte-ciels. Une extravagance de cinéaste ? Un rêve d’écrivain ? Il y a encore quelques années, c’était le cas.

Aujourd’hui, la réalité est en train de rattraper la fiction.

En effet, les automobiles capables de s’arracher à la gravité terrestre commencent à intéresser de grands groupes industriels, que ce soit des constructeurs traditionnels comme Toyota ou des acteurs nouveaux dans le secteur du transport, comme Uber. Certains programmes semblent avancés, à l’image de ce qu’avait présenté la société chinoise EHang lors du CES 2016, avec une sorte de mini-hélicoptère.

À cette liste, il faut aussi inclure Airbus. Le géant de la construction aéronautique a en effet des projets très concrets pour produire des engins capables de s’élever dans les airs et on ne parle pas d’ici de fabriquer des avions, des drones ou des hélicoptères, mais bien des transports destinés aux particuliers. Et l’entreprise européenne entend bien conduire des tests dès la fin de l’année.

« Il y a cent ans, les transports urbains sont allés sous le sol, aujourd’hui nous avons les moyens technologiques pour aller au-dessus », a confié Thomas Enders, le PDG d’Airbus. « Nous sommes dans une phase d’expérimentation », mais il espère que son groupe sera en mesure de faire une démonstration d’un véhicule volant pour une personne d’ici le mois de décembre 2017.

Il y a 100 ans, les transports sont allés sous le sol, aujourd’hui nous avons les moyens pour aller au-dessus

Les amateurs de science-fiction devront toutefois se faire une raison : les voitures volantes équipées d’un champ de répulsion gravitationnelle n’arriveront pas demain matin. Le concept s’appuiera sur des technologies beaucoup moins avant-gardistes, à savoir des hélices qui assureront à la fois la portance de l’engin et sa propulsion dans les airs.

Pour le patron d’Airbus, ces véhicules offrent plusieurs avantages : ils pourront désengorger la circulation en ville, limiter la pollution de l’atmosphère (s’ils utilisent de l’électricité issue des sources d’énergie renouvelables) et, mais c’est beaucoup plus discutable, permettre aux collectivités locales d’économiser de l’argent dans la fabrication de routes et de ponts.

Il faudrait que tous les conducteurs optent pour ce genre de moyen de transport pour que les infrastructures routières deviennent véritablement obsolètes. Sauf qu’on est encore très loin d’un tel scénario. Même si la moitié des voitures étaient remplacées par ces engins, il faudra toujours entretenir les routes et en construire de nouvelles pour les automobiles restantes.

L’an dernier, Airbus a commencé à communiquer sur la voiture volante avec Vahana, un concept qui pourrait être une sorte de taxi volant automatisé. Sur le visuel fourni par la société, on voit que l’engin repose sur huit jeux d’hélices pour pouvoir soulever non seulement le véhicule mais aussi son passager.

À lire sur Numerama : Vahana, l’étonnante voiture volante d’Airbus

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