Pour sa septième édition, le Paris International Fantastic Film Festival se dédouble : au Max Linder mais également dans nos salons avec la plateforme cinéphile FilmoTV. Nous avons discuté des films à voir chez soi ou en salles avec les hôtes du plus sanglant des festivals parisiens.

Du 5 au 10 décembre, le Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF) tiendra sa septième édition au Max Linder Panorama dans le neuvième arrondissement de la capitale.

Après six années d’existence, le festival des mordus de films de genre revient avec sa programmation très pointue. L’an passé, le festival intronisait Grave, le long-métrage anthropophage dont le monde a parlé. Cette année, le Max Linder verra s’affronter dix films du cinéma bis.

En outre, pour cette fin 2017, l’événement le plus sanglant de Paris s’est associé avec le service VoD/SVoD français FilmoTV pour imaginer une célébration en salles, et chez soi.

Un double festival

« En tant que plus large catalogue de cinéma d’horreur et de genre, il y avait une forme d’évidence à travailler avec le PIFFF nous rappelle Alexandre Hautecoeur de la plateforme, pour le festival, nous avons donc conçu une programmation pour prolonger l’expérience  ». En plus des films à voir sur grand écran, ceux en compétition mais également des « séances cultes  » et une belle programmation hors compétition, FilmoTV donne aux fans un supplément de fantastique. La plateforme propose par exemple Grave de Julia Ducourneau, le culte Dawn of the Dead en hommage à Romero, mais aussi Invasion Los Angeles de Carpenter.

Dawn of the Dead / 1978

Côté salles, la programmation ne déçoit pas non plus. Hors compétition, on trouve A Ghost Story, sensation de Deauville et que le Hollywood Reporter qualifiait de film « littéralement hantant  » que l’on ne peut que conseiller. Quant à la compétition, elle fait un détour espagnol qui donne à voir deux films réalisés par des hispaniques : Juan Carlos Medina (Insensibles) qui signe Le Tueur de Londres, quand un jeune duo, Caye Casas et Albert Pinto, signe Matar A Dios qui «  braconne ouvertement sur les terres d’Alex de la Iglesia  » selon le festival.

Alex de la Iglesia justement, on le retrouve dans le complément officiel du festival sur FilmoTV. Les Sorcières de Zugarramudri, présenté hors compétition à un précédent PIFFF, sera mis à disposition des fans du genre.

En outre, le Castillan est également à retrouver dans Tigers are not Afraid que Cyril Despontin du PIFF est très fier de présenter : « Ce sera la première européenne de ce long-métrage mexicain, le cinéphile rappelle que ce conte mêlant fantômes et Favela est qualifié de meilleur Del Toro non réalisé par Del Toro  !  ». Guillermo Del Toro aurait lui même accordé ses louages au long-métrage d’Issa Lopez, que l’on retrouvera à la projection.

Séances asiatiques

Ajin /Motohiro

Enfin, le Japon est également au coeur du festival cette année. M. Despontin se félicite par exemple, « après un an de tractation avec le studio  » de pouvoir projeter, pour la première fois en France, le Godzilla japonais de l’année passée.

C’est le retour de la créature la plus célèbre de l’archipel après quelques années d’absence du grand écran. Enfin, toujours au rayon nippon, on trouve trois adaptations de mangas dont Ajin : Demi-Human de Katsuyuki Motohiro. Publié en France par Glénat, Ajin est un seinen manga dont la popularité n’est plus à refaire.

Toujours pour les otakus et curieux, Blade of the Immortal de Takashi Miike proposera une adaptation, déjà projetée à Cannes, de L’Habitant de l’Infini de Hiroaki Samura. Miike, artisan ultra prolixe du cinéma japonais, est également à la direction d’un autre long-métrage présenté hors compétition au PIFF : JoJo’s Bizarre Adventure. Dans ce film baroque, Miike adapte le manga éponyme d’Hirohiko Araki.

Enfin, « comme chaque année, c’est désormais notre rituel » s’enthousiasme Despontin, un film de John Carpenter sera projeté. En 2017, c’est une rareté : une version restaurée, en 4K, des Aventures de Jack Burton dan les Griffes du Mandarin (1986). Dément, coloré et culte, ce film n’avait pas convaincu le box office de son époque mais est, depuis, devenu une vraie référence dans la filmographie du maître, notamment pour l’hommage qu’il rend au cinéma asiatique.

« Certainement son film le plus familial et le plus fou  » juge l’hôte du festival. Une re-découverte à réaliser, si on le souhaite, avec The Thing et Invasion Los Angeles, les deux Carpenter que propose Filmo TV pour le festival.

Big Trouble in Little China – John Carpenter / 1986

En ce début décembre, les mordus de cinéma fantastique, de gore, de série B et Z, ne pourrons donc plus se plaindre de n’avoir rien à se mettre sous la dent. Que ce soit dans la chaleureuse salle parisienne du neuvième, ou dans leur canapé, le cinéma bis leur donne rendez-vous.

Le PIFFF se tiendra du 5 au 10 décembre à Paris, au Max Linder Panorama, 24 Boulevard Poissonnière. Chaque séance est au tarif de 7,90 €, le pass du festival est lui disponible pour 99 € auprès de MadMovies.  FilmoTV proposera chaque film de sa sélection à la location ou avec son Pass Illimité à 6,99  €. 

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