Découvrez chaque semaine un jeu de société que nous avons sélectionné pour vous (avec amour et passion). Cette semaine, c'est Hanabi qui est à l'honneur.

Hanabi (littéralement « fleurs de feu » en japonais) est un jeu coopératif, dans lequel tous les joueurs œuvrent de concert pour réaliser le plus beau feu d’artifice.

Le jeu se compose de cinquante cartes de cinq couleurs différentes, numérotées de 1 à 5.

Toute l’originalité du jeu réside dans le fait qu’il faut tenir ses cartes à l’envers, en direction des autres joueurs. On connait donc les cartes des autres, mais on ignore totalement celles qu’on possède soi-même.

Le but est de composer cinq feux d’artifices, un de chaque couleur, en constituant des suites strictement croissantes avec des cartes de même couleur : d’abord 1 rouge, puis 2 rouge, etc. jusqu’à (idéalement) 5 rouge, et pareil pour les autres couleurs.

Hanabi

Pour cela, le joueur dont c’est le tour effectue une — et une seule — des trois actions possibles.

Il peut dépenser un jeton d’indice pour donner une information à propos des cartes d’un autre joueur, en lui indiquant toutes celles d’une couleur ou d’une valeur. Il pointe par exemple du doigt toutes les cartes jaunes dans la main d’un de ses coéquipiers. Charge à ce dernier de s’en souvenir pour la suite de la partie.

Bien entendu, les indices sont limités : huit en tout et pour tout… c’est très (trop) peu !

Heureusement, à son tour, un joueur peut choisir de défausser une carte qu’il juge inutile. En contrepartie, le groupe obtient un jeton d’indice supplémentaire bienvenu.

Enfin, le joueur peut choisir de jouer une carte, pour débuter ou compléter une couleur de feu d’artifice. Mais attention à ne pas jouer n’importe quoi, car au bout de trois erreurs, la partie est immédiatement perdue.

Celle-ci s’arrête quand la pioche est vide, et la prestation du groupe est appréciée en fonction du nombre de cartes posées : horrible, médiocre, honorable… voire légendaire si le score parfait est atteint.

Pourquoi c’est bien

Malgré sa petite boite et son matériel réduit, Hanabi est l’un des tous meilleurs jeux coopératifs du marché. Peut-être même le meilleur.

Sa mécanique est intelligente et originale : les joueurs gagnent en expérience au fur et à mesure des parties, et les scores assez honteux des premières tentatives laissent peu à peu place à des spectacles nettement plus réussis. Des habitudes et des automatismes s’installent quand un même groupe de joueurs joue souvent ensemble. Et après quelques parties, même les non-dits et les silences deviennent des indices.

Hanabi est un des tous meilleurs jeux coopératifs du marché. Peut-être même le meilleur

Surtout, il évite l’écueil de la plupart des jeux coopératifs, à savoir un joueur un peu plus expérimenté que les autres (ou pas d’ailleurs) qui prend, volontairement ou non, l’ascendant sur ses camarades de jeu, qui se cantonnent alors à exécuter les directives de ce dernier. Hanabi, de par ses règles, empêche de fait cet effet leader de se produire.

Hanabi

Contrairement à la plupart des autres petites boites de l’éditeur, Hanabi n’est pas un jeu d’ambiance. Ou plutôt si : mais ici les tranches de rires laissent place à une ambiance sérieuse et studieuse, où la tension s’intensifie à l’approche de la fin de partie. Coopération, déduction et mémoire sont les clés d’un feu d’artifice réussi.

Hanabi a obtenu le prestigieux Spiel des Jahres en Allemagne, l’équivalent des Oscars du monde ludique, et s’est déjà vendu à plus d’un million d’exemplaires. Un sacré paquet de belles bleues !

  • Hanabi est un jeu d’Antoine Bauza
  • Illustré par Gérald Guerlais
  • Édité par Cocktail Games
  • Pour 2 à 5 joueurs à partir de 8 ans
  • Pour des parties d’environ 20 minutes
  • Au prix de 9,90 € chez Philibert

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