Lors d'un échange houleux avec J.K. Rowling, un journaliste britannique s'est félicité de n'avoir jamais lu Harry Potter. Un libraire de Londres a décidé de remédier à la situation en lui envoyant, tweet après tweet, l'intégralité du premier tome de la saga.

Si en chacun de nous sommeille un troll en puissance, certains ont une imagination plus foisonnante que d’autres. Surtout lorsqu’on les contrarie en critiquant une œuvre qu’ils adorent. Piers Morgan, un journaliste britannique, vient d’en faire les frais à la suite d’un échange de tweets avec J.K. Rowling.

L’auteure de la saga Harry Potter a lancé les hostilités après le passage de Piers Morgan dans l’émission Real Time with Bill Malher, lors de laquelle le présentateur s’est montré en faveur du décret anti-immigration de Donald Trump. La romancière a alors tweeté : « Oui, regarder Piers Morgan s’entendre dire d’aller se faire foutre en direct à la télévision est exactement aussi satisfaisant que je l’avais imaginé. »

La réponse du journaliste ne s’est pas faite attendre. « C’est pour cela que je n’ai jamais lu un seul mot de Harry Potter », lui a-t-il répondu sur le réseau social. Une discussion tendue qui s’est poursuivie sur plusieurs tweets, et aurait pu s’arrêter là si un libraire britannique ne s’en était pas mêlé.

32 567 tweets programmés

Simon Key, propriétaire d’une libraire londonienne nommée Big Green Bookshop (et visiblement Potterhead convaincu), a voulu se montrer solidaire de l’écrivaine. Il a tout simplement décidé de tweeter l’intégralité du premier livre de la saga, Harry Potter à l’école des sorciers. Oui, en 140 caractères, ligne après ligne. Le 11 février, il a posté le premier de ses 32 567 tweets programmés.

Quant à Piers Morgan, forcé malgré lui à lire Harry Potter, il a fini par répondre non sans sarcasme au bout du 248e message du libraire.

« Je fais ça car Piers passe clairement toute la journée sur Twitter à contempler sa timeline. Il a certainement besoin d’une pause, alors comme il a mentionné qu’il n’avait jamais lu Harry Potter, plutôt que l’arracher à Twitter pour qu’il puisse le lire, je le lui tweete », a expliqué le libraire britannique à SkyNews. À l’heure où nous écrivons ces lignes, il en est arrivé à la page 24 et à son tweet numéro 350.

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