Face à la vague d’iPhones desimlockés déferlant sur les Etats-Unis, Apple avait réagi en proposant une mise à jour de son téléphone qui, en plus de réécrire complètement un système à failles, rendait inopérants les modèles desimlockés. Résultat, le téléphone devenait inutilisable pour tous ces consommateurs qui l’avaient acquis en comptant passer par un autre opérateur qu’AT&T et qui ont procédé à la mise à jour du firmware 1.1.1.

Si les opérateurs bloquent parfois les cartes SIM de leurs abonnés, c’est la première fois que l’on bloque non pas cette carte mais le téléphone ; et Apple s’attire les foudres de ses clients, d’autant plus qu’il exclue de sa garantie les modèles désimlockés. Une action collective vient donc d’être lancée à l’initiative de Paul Newman, qui compte réunir tous les détenteurs d’un iPhone ayant vu leur téléphone cassé par Apple afin de dénoncer l’exclusivité accordée à AT&T.

La législation californienne serait en effet récalcitrante à ce genre de situation, et la loi française interdisant la vente liée a évité d’y arriver, ce qui eu pour effet de semer la discorde entre Orange et Apple. Le seul moyen d’obtenir le téléphone en France était donc de l’acquérir débloqué mais les utilisateurs s’exposaient aux mêmes risques que leurs homologues américains.

Même au Leclerc de Frouard, qui a défrayé la chronique en étant le premier à lancer le téléphone sur le marché français, on déconseille à ses acquéreurs de mettre à jour le téléphone. Enfin, « Acquéreurs » est un bien grand mot puisque depuis une semaine de vente, son modèle proposé à 999 € n’aurait eu aucun prétendant ; à la place, le responsable de rayon n’aurait gagné qu’un assaut continu d’appels de la presse et même du service juridique d’Apple. Voilà de quoi redonner foi au bon sens du consommateur.

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